L’aqueduc marche ainsi à quelque distance de celuid’Arcueil jusqu’au village de ce nom, et il franchit lavallée de la Bièvre sur 77 arcades de 990 mètres de lon-gueur totale. Ces arcades superposées en partie à cellesdu pont-aqueduc de Marie de Médicis, s’élèvent à 38mètres au-dessus du fond de la vallée.
Une des photographies de l’Exposition représente unepartie de cet ouvrage. On y voit un reste de l’aqueducromain et le pont-aqueduc de Marie de Médicis, surmontépar les arcades de la Vanne.
Avant d’arriver à l’aqueduc d’Arcueil, le tracé ren-contre une faille qui relève le calcaire grossier au niveaudes marnes vertes, et il reste dans ce calcaire jusqu’à Paris.
Le calcaire grossier a été exploité presque partout, soiten souterrain, soit à ciel ouvert, et de grands travauxde consolidation ont dû être pratiqués à une vingtainede mètres au-dessous du sol.
On a indiqué sommairement, dans la description quiprécède, les ouvrages d’art qui ont dû être exécutés endivers points de l’aqueduc.
En général, on s’est servi, pour les maçonneries, desmatériaux qu’on trouvait sur place dans le pays. Ainsi,depuis l’origine du tracé jusqu’à la limite du terrain cré-tacé, les maçonneries des parties couvertes de l’aqueducont été faites en silex de la craie avec mortier de ciment;entre cette limite du terrain crétacé et le Loing, on afait usage du béton aggloméré, système Goignet, avecsable de rivière, seule matière qu’on avait sous la main.
Depuis le Loing jusqu’aux arcades de Chevannes, lesseuls matériaux disponibles étaient les grès tendres et lesablon fin de Fontainebleau. Il a été reconnu que les en-duits ne tenaient pas sur les grès. L’aqueduc a donc étéfait en béton aggloméré avec sablon fin de Fontainebleau.