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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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Laqueduc marche ainsi à quelque distance de celuidArcueil jusquau village de ce nom, et il franchit lavallée de la Bièvre sur 77 arcades de 990 mètres de lon-gueur totale. Ces arcades superposées en partie à cellesdu pont-aqueduc de Marie de Médicis, sélèvent à 38mètres au-dessus du fond de la vallée.

Une des photographies de lExposition représente unepartie de cet ouvrage. On y voit un reste de laqueducromain et le pont-aqueduc de Marie de Médicis, surmontépar les arcades de la Vanne.

Avant darriver à laqueduc dArcueil, le tracé ren-contre une faille qui relève le calcaire grossier au niveaudes marnes vertes, et il reste dans ce calcaire jusquà Paris.

Le calcaire grossier a été exploité presque partout, soiten souterrain, soit à ciel ouvert, et de grands travauxde consolidation ont être pratiqués à une vingtainede mètres au-dessous du sol.

On a indiqué sommairement, dans la description quiprécède, les ouvrages dart qui ont être exécutés endivers points de laqueduc.

En général, on sest servi, pour les maçonneries, desmatériaux quon trouvait sur place dans le pays. Ainsi,depuis lorigine du tracé jusquà la limite du terrain cré-tacé, les maçonneries des parties couvertes de laqueducont été faites en silex de la craie avec mortier de ciment;entre cette limite du terrain crétacé et le Loing, on afait usage du béton aggloméré, système Goignet, avecsable de rivière, seule matière quon avait sous la main.

Depuis le Loing jusquaux arcades de Chevannes, lesseuls matériaux disponibles étaient les grès tendres et lesablon fin de Fontainebleau. Il a été reconnu que les en-duits ne tenaient pas sur les grès. Laqueduc a donc étéfait en béton aggloméré avec sablon fin de Fontainebleau.