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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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quelques bibliothèques ou plutôt sociétés de lecture quiexistaient en dehors des établissements officiels, entretenuspar les villes et par lÉtat, étaient* presque exclusivementdes œuvres de sociétés religieuses fondées dans un intérêtde propagande et de prosélytisme, tantôt au profit descatholiques, tantôt au profit des protestants, comme parexemple les sociétés bibliques.

Lassociation polytechnique, à Paris, avait essayé, vingtans auparavant, détablir des bibliothèques gratuitesfondées par ses membres et ouvertes aux élèves de sescours ; telle fut, par exemple, celle de la Halle aux draps,détruite plus tard par un incendie.

En 1861, des ouvriers élèves des associations poly-technique et philotechnique, et quelques professeurs deces associations, sous limpulsion dun ouvrier imprimeurnommé Girard, imaginèrent de fonder une bibliothèquebasée sur le principe de lassociation et de faire vivrelœuvre par les seules cotisations de ses sociétaires ; ilsétablirent de plus, et cest en cela surtout que consistela nouveauté et la hardiesse de cette création, que leslivres pourraient être prêtés aux sociétaires et emportés àdomicile pour pouvoir être lus dans la famille.

La société fondée, en 1861, par quelques personnes,notamment MM. Girard, Delamarche et Harant, qui enfont encore partie, eut dabord son siège à lEcole Turgot, etbientôt à lEcole centrale, elle prospéra avec une éton-nante rapidité ; la forme des statuts quelle avait adoptésse répandit dans Paris, en province et même dans toutesles villes de létranger; en Angleterre, en Suisse, enAllemagne, en Hollande, en Belgique, et jusque dans lesÉtats-Unis dAmérique ; les documents publiés à loccasionde lexposition universelle de 1867, ont attesté que cétaitla France qui avait eu la priorité, et que toutes les