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bibliothèques populaires libres ne dataient, dans les diverspays, que d’époques postérieures à 4861.
La bibliothèque s’appelait Bibliothèque des amis del’instruction du III e arrondissement . En 1862 le succèsétait complet, les livres étaient prêtés, se lisaient etrentraient fidèlement; les cotisations étaient payées avecexactitude ; peu de temps après la société comptaitprès de mille adhérents.
Plusieurs des sociétaires se répandirent d’abord bientôtdans les différents arrondissements de Paris et de la banlieueet fondèrent des bibliothèques basées sur les mêmes prin-cipes ; celle du troisième fut présidée par M. Perdonnet et,après sa mort, par M. Harant; celle du 5 e par M. Labou-laye, celle du 14 e était fondée par M. Delamarche, secré-taire général de celle du 3 e . Enfin, en 1878, ces biblio-thèques avaient des centres dans le 3 e , le 5 e , le 6 e , le 7°,le 9 e , le 11 e , le 12 e , le 13 e , le 14 e , le 15 e , le 17 e , le 18 e ,le 19 e et le 20 e arrondissement de Paris, à Asnières, àPuteaux, à Boulogne, à Saint-Mandé.
Le nombre croissant des adhérents à ces sortes desociétés porta bientôt ombrage au gouvernement impé-rial, et les tracasseries commencèrent; on changea lemode d’autorisation, on voulut donner des règles aufonctionnement qui n’en avait nul besoin; la société desamis de l’instruction soutint ses droits et défendit sondrapeau avec prudence et avec résolution ; elle traversavictorieusement cette époque de suspicion et de défiance,et son domaine ne cessa de s’agrandir (1). Comprenant
(1) Pendant la guerre, la bibliothèque ne cessa de fonctionner ; les adminis-trateurs faisaient leur service en uniforme; et un grand nombre de socié-taires constituèrent le noyau des Volontaires de Montrouge , qui se firent unebelle réputation pendant le siège ; et parmi lesquels le colonel M. Delamarcheet le capitaine-major M. Harant, furent décorés le même jour, au combatde Buzenval.