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maintenant plus de 12,000 adhérents, elle prête annuel-lement plus de 100,000 volumes, qui, meportés audomicile et lus dans la famille, représentent plus dudouble de lecteurs; le quart du nombre des sociétairesest composé de femmes.
En 1875, le Conseil municipal de Paris, reconnaissantles services rendus par ces institutions, et l’influencebienfaisante qu’elles exerçaient sur la population, leurdonna une marque du plus haut intérêt, en accordantune subvention de mille francs à chacune de celles quiexistaient à cette époque.
Outre les lectures, la plupart des bibliothèques ontinstitué des conférences publiques sur les sciences appli-quées, sur l’art, l’industrie, la littérature, la philosophie.Elles ont lieu tout l’hiver à jours fixeset sont très-suivies.
Enfin, pendant l’interruption des conférences, les socié-taires se réunissent le dimanche, pour faire, en compa-gnie et sous la direction de professeurs et de démons-trateurs distingués, des promenades ayant pour but dessujets d’études très-variés. Elles ont porté successivementsur la botanique et la minéralogie, dans des excursionsaux environs de Paris, sur l’industrie, dans des visitesfaites aux forges, aux verreries, aux usines ; sur l’art, enallant voir les monuments et les musées; et enfinmême sur l’art militaire, en étudiant sur place les diversesopérations du siège de 1870.
Ajoutons que la Société Franklin, qui s’occupe de lapropagation des bibliothèques en France, est une créationde celle des amis de l’instruction qui en établit les baseset les statuts dès la première année de son existence.
Ces bibliothèques, libres de tout lien administratif,ne demandent pour vivre que la liberté et le droit com-mun ; souvent entravées par d’inutiles règlements, elles