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cier à la proposition de monsieur Charles Müllerqui demande l’interdiction absolue de l’importa-tion du bétail russe dans l’Europe occidentale.
Le conseiller d’état Ravitsch déclare queces stations d’observation ont pour but de sou-mettre les troupeaux, durant leur trajet de 20—25jours jusqu’à la frontière, à une inspection sani-taire et une observation de quelques jours dansplusieurs endroits situés à quelque distance l’unde l’autre, de manière que les troupeaux seraientobservés pendant un laps de temps plus prolongéque la période d’incubation.
Le professeur Charles Müller fait remarquerque ces stations d’observation ne seraient à propre-ment parler qu’une quarantaine que les bestiauxauraient à subir durant la marche, or cette espècede quarantaine ne présente pas le degré suffisantde sûreté, car les stations seront éloignées deplusieurs jours de marche l’une de l’autre et lespremiers symptômes de la maladie se manifestentchez les bestiaux de la race des steppes si légère-ment, qu’il pourra facilement arriver que destroupeaux infectés passeront les stations d’obser-vation, sans qu’elles aient trahi un germe de lapeste; de sorte que ces stations d’observationpourraient devenir des foyers de propagation dufléau.
Le conseiller intime Dahrenstaedt de-mande quelles sont les instructions servant debase à l’organisation de ces stations d’observation.
Le conseiller d’état Ravitsch répond quede telles instructions n’existent pas encore, carles stations d’observation ne pourront être or-ganisées définitivement qu’après que les quaran-taines existant contre la Russie auront été suppri-mées. Mais du moment qu’il sera décidé deremplacer les quarantaines par des stations d’obser-vation la Russie fera tout son possible pour donnerà ces instituts une organisation de nature à pré-senter pour l’Europe occidentale une sécuritéparfaite.
Le conseiller Zlamal est d’avis que cettecontroverse est parfaitement oiseuse, pareequ’ily-a seulement promesse d’une part et méfiancede l’autre; les états ménacés tiennent à se pro-curer par leurs propres organes la conviction queles troupeaux destinés à l’importation ne sont pasinfectés, par conséquent il n’y-a pas lieu de sepréoccuper des stations d’observation qui ne sontqu’une mesure interne de la Russie , mais ilfaudrait plutôt examiner par quels moyens lesautres états pourraient se convaincre que lestroupeaux venant de la Russie ne sont pas in-fectés.
Le conseiller de gouvernement Rôll estd’avis que la Russie ne parviendra à organiserses mesures de précaution qu’à la suite d’uneexpérience prolongée, de sorte que la conférencedoit se borner à déclarer, conformément à la dé-
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