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Débats de la Conférence internationale chargée d'établir un Procédé uniforme contre la Peste Bovine / [Dr. Alexandre Williams]
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d) la possibilité de maintenir la prohibition encas de guerre est entièrement subordonnéeaux circonstances;

e) l’interdiction absolue augmentera le danger(juc la peste bovine soit importée par contre-bande.

Cette décision de la majorité du comité setrouve en opposition directe avec la motion des re-présentants de l’Allemagne, de la Belgique et dela Grande-Bretagne proposée pendant la discus-sion sur les articles 1—7 et ajournée à l’article 14.Cette motion est la suivante:

«Considérant que la peste bovine ne se dé-veloppe pas spontanément en dehors de la Russie et ne peut être introduite directement ou indirec-tement que de ce pays dans l’Europe occidentale;

considérant que les mesures entreprises par laRussie contre la peste bovine ne sont pas pour Jemoment suffissantes ;

considérant que les stations d’observationn’existent pas encore en nombre suffissant et queles résultats n’ont pas encore prouvé leur éffi-cacité;

les sous-signés proposent que l’importationdes ruminants russes dans les autres états euro-péens soit absolument interdite, aussi longtempsque la Russie n’aura pas offert les garanties suffi-santes. “

Le secrétaire de ministère Mr. G rosis prendla parole pour dire que les rapporteurs ont évidem-ment le devoir de défendre l’opinion de la majo-rité, fut elle même contraire à leur avis personnel,tandis que messieurs les rapporteurs du comitédes mesures préventives font éxactement l’opposé,en proposant à l’assemblée générale une mesurerejetée par la majorité de leur comité.

Le l’apporteur Mr. Charles Müilcr répondqu’il a fait un exposé des motifs que la majoritéet la minorité ont fait valoir dans le comité.

Le conseiller intime, Dali rens tac dt, faitobserver que le rapporteur a le devoir d'exposertoutes les opinions mais que, d’après les principesadoptés par la conférence, il doit subordonnerson vote aux intentions de son gouvernement.

Le professeur Bruckmüllcr désire faireenvisager les questions en discussion, non seule-ment au point de vue sanitaire, mais encore à celuides intérêts economiques et croit que la prohibi-tion absolue serait accompagnée de suites lesplus fâcheuses au point de vue économique, sansque l’on puisse espérer l’extinction complète de lapeste bovine, car elle serait introduite par la con-trebande qui ne manquerait pas de se développeraux frontières. La grande importance économiquede cette question a fait plus d’une ibis perdre devue l’intérêt sanitaire, par exemple la Grande-