Buch 
Débats de la Conférence internationale chargée d'établir un Procédé uniforme contre la Peste Bovine / [Dr. Alexandre Williams]
Entstehung
Seite
95
JPEG-Download
 

% 95

comité aux questions relatives à la répression de la peste bttvine pré-sentent sous le point de vue de l’Angleterre bien plus de sûreté queles mesures qui sont en vigueur jusqu a-présent. „

Prenons pour exemple la Belgique, la France et l'Allemagne , lestrois pays qui souffrent assurément le plus des restrictions adoptées enAngleterre. Si je suis bien informé, il existe dans ces pays une loipermanente, d’après laquelle il est défendu d’exporter du bétail d’unelocalité infectée.

Or, on a certainement le droit de poser la question : quellevaleur peut avoir une telle loi et quelle garantie clic présente contrele procédé généralement adopté des propriétaires de bestiaux, qui sedéchargent de leur propriété au premier alarme causé par la nouvelleque la peste bovine à éclaté. Quelle valeur, quel importance méri-toire peut on attacher aux certificats, considérés comme garantie contrela propagation de la peste bovine, si la conférence a adopté le prin-cipe que de tels documents n’inspirent pas de confiance.

Quant à l'inspection sanitaire du bétail h la frontière, chaqu’un,pour peu qu’il soit informé sur la question, doit savoir combien unesimple inspection a peu d’importance et présente peu de sûreté contrela fraude et les nombreux moyens illicites, par lesquels on cherched’habitude à se soustraire à la rigueur des mesures de précaution.Même en Angleterre, où il ne peut être question que de bétail quiprovient des pays exempts de peste bovine et qui traverse des pays,considérés également comme non infectés, en Angleterre où l’on contrôleconsciencieusement le nombre des bestiaux chargés à bord d’un navireet le nombre des bestiaux débarqués, même en Angleterre on n’estpas en état d’accorder ù cette catégorie du bétail le droit decirculer librement dans l’intérieur avant de lui avoir fait subir uneobservation de 12 heures et une inspection sanitaire réitérée et quid’après la loi ne peut avoir lieu que le jour.

Ce que l'Angleterre désire, avant de modifier les prescriptionsqui y sont en vigueur, ce sont des garanties additionnelles d’un autrecaractère et d'une autre nature que celles que la conférence a pro-posées, des garanties qui auraient pour suite un plus grand et plus libredéveloppement du commerce et offrirait aux relations internationales% une base plus solide, tandis que les mesures adoptées par la con-férence pourraient aboûtir, il est vrai, à donner plus de liberté aux re-lations commerciales du continent, mais augmenteraient pour l’Angle-terre le danger, de sorte que ce pays, loin de supprimer ou modi-fier les prescriptions rigoureuses qui y sont en vigueur, se verraitpeut-être dans la pénible nécessité de substituer à ses dispositions,tellement onéreuses pour le commerce, des mesures encore plus dures.

Dr. Alexandre Williams

Secrétaire du département vétérinaire du conseil intime.