mesures assez efficaces, pour que le gouvernement anglais n’ait pas àredouter ni l’introduction de la poste bovine de ces pays, ni le transitdu bétail. Les animaux venant de tel pays peuvent être débarquesdans chaque port, où des établissements nécessaires à cet effet existent,et cessent de porter le caractère de bétail étranger, après qu’ils eussentété reconnus sains il la suité d’une observation de 12 heures et d'uneinspection sanitaire réitérée.
La première catégorie comprend le bétail de France et deBelgique , qu'il est absolument interdit d'importer.
La deuxième catégorie comprend le bétail de Russie, d’Autriche ,de Hongrie, d’Allemagne, de Turquie, de Grèce et d’Halic. Toutesles bêtes du transport sont abattues au lieu de débarquement.
La troisième catégorie comprend le bétail importé d’autres pays,qui est mis sur la même ligne avec le bétail indigène sous les condi-tions énoncées ci-dessus.
Jusqu’il y a quelques ans, tout le bétail importé en Angleterreappartenait aux deux premières catégories; mais dans les dernierstemps plusieurs gouvernements ont donné des garanties, que le gouver-nement anglais a considéré comme suffisantes pour modifier au profitde la liberté du commerce les prescriptions relatives à l’importationde bétail de l’étranger. En conséquence ~/ s de bétail importé enAngleterre en 1871 a été classé dans la troisième catégorie. C’étaitle bétail qui peut être importé vivant jusque dans l’intérieur du pays.
Si Je gouvernement anglais obtient des garanties que les états, quiappartiennent aujourd'hui à la première et deuxième catégorie, pré-séntent le même dégré de sûreté que ceux qui sont compris dans latroisième, il n’hésitera pas à modifier les restrictions qui entravent àl’heure qu’il est le commerce avec ces états. Je suis convaincu, que leprofit en serait tout aussi considérable pour les états en question quepour l’Angleterre.
Pour délivrer dans ces circonstances la Russie, l’Autriche , laHongrie, l’Allemagne, la Turquie, et l’Italie d'une part et l’Angleterrede l’autre part de ces mesures rigoureuses auquelles est assujetic l’im-portation de bétail en Angleterre il faut considérer en premier lieules prescriptions relatives à l’exportation du bétail de ces pays.C’était le but de mes propositions. Dans son propre territoire, chaqueétat peut se garantir par des mesures de précaution et par des dispo-sitions législatives; mais il est bien temps, que chaque état se sente endevoir d’obvier par tous les moyens à la propagation de la pestebovine, pour favoriser ainsi le développement du commerce de bétail,qui est devenu tellement nécessaire pour tous les états européens.
Quant à l’Angleterre, il est hors de doute, que toutes les re-strictions, auquels son gouvernement a dû avoir recours jusqu’à cetteheure entravent son commerce très sérieusement.
La route naturelle que devrait suivre les transports de bétail,dans la direction de l’Orient à l’Occident , est fermée. Cet article decommerce pourrait sans les restrictions adoptées aujourd’hui devenir undes plus importants. Le commerce doit avoir recours à des payséloignés. Les frais considérables de transport et de transit sont plusque contrebalancés par la valeur du bétail qu’on n’a pas besoind'abattre au débarquement, mais qu’on peut faire entrer librementdans l’intérieur.
Je suis d’avis, que si les gouvernements voulaient donner les ga-ranties impliquées dans mes propositions, ce serait un pas importantpour faciliter le commerce entre les différents pays et bien que lesmesures que ces propositions ont pour but, soient moins rigoureusesque celles que le premiér comité a proposées, elles n’en présenteraientpas moins à chaque état un degré de sûreté suffisant pour le déterminerà réduire au minimum les restrictions qui entravent aujourd’hui le cornmerce. Je ne saurais nier que les réponses proposées par le second