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XVII. Jahrhundert.
D. Rodrigue.
Toiit autre qne mon pere
L’eprouverait sor l’heure.
D. Diegue.
Agrcable colere!
Digne ressentiment a ma douleur bien donx!
Je reconnais mon sang ä ce noble courroux:
Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte.
Viens, mon fils, viens, mon sang, viens Sparer ma honte;Viens me venger.
D, Rodrigue.
De quoi?
D. Diegue.
D’un affront si crnel
Qu’a l’honneur de tous deux il porte un coup mortel ;
D’un soufflet. L’insolent en eüt perdu la vie,
Mais mon äge a trompe ma genereuse envie;
Et ce fer, que mon bras ne peut plus soutenir,
Je le remets au tien pour venger et punir.
Va contre un arrogant eprouver ton courage,
Ce n’est que dans le sang qu’on lave un tel outrage,Meurs, ou tue. Au surplus, pour ne te point flatter,
Je te donne ä combattre un homme ä redouter:
Je l’ai vu tout sanglant, au milieu des batailles,
Se faire un beau rempart de mille funerailles.
D. Rodrigue.
Son nom? c’est perdre temps en propos superflus.
D. Diftgue.
Donc pour te dire encor quelque cliose de plus,
Plus que brave Soldat, plus que grand capitaine,
C’est....
D. Rodrigue.
De grace, aclievez,
D. Diegue.
Le pere de Chiniene.
Le ....
D. Rodrigue.D. Diegue.
Ne.r6plique point, je connais ton amour;Mais qui peut vivre infame est indigne du jour;
Plus roffenseur est eher, et plus grande est 1’olFense:Enfin tu sais l’affront, et tu tiens la vengeance,
Je ne te dis plus rien; venge-moi, venge-toi;