XVII, Jahrhundert,
Un tas d’homraes perdus de dettes et de crimes,
Que pressent de mes lois ies ordres legitimes,
Et qui, desesperant de les plus eviter,
Si tout n’est renverse ne sauraient subsister.
Tu te tais maintenant, et gardes le silence,
Plus par confusion que par obeissanee.
Quel etait ton dessein, et que pretendais-tu,
Apres m’avoir au temple a tes pieds abattu?Affranchir ton pays d’un pouvoir monarchique?
Si j’ai bien entendu tantöt ta politique,
Son salut desormais depend d’un souverainQui, pour tout conserver, tienne tout en sa main:
Et si sa liberte te faisait entreprendre,
Tu ne m’eusses jamais empeche de la rendre;
Tu l’aurais acceptee au nom de tout l’etat,
Sans vouloir l’acquerir par un assassinat.
Quel etait donc ton but? d’y regner k ma place?
D’un etrange malheur son destin le menace,
Si, pour monter au tröne et lui donner la loi,
Tu ne trouves dans Rome autre obstacle que moi;
Si jusques ä ce point son sort est deplorable,
Que tu sois apres moi le plus considerable,
Et que ce grand fardeau de l’empire romainNe puisse apres ma mort tomber mieux qu’en ta main.Apprends ä te connaitre, et descends en toi-meme :
On t’honore dans Rome, on te courtise, on t'aime,Chacun tremble sous toi, chacun t’offre des vosux,
Ta fortune est bien haut, tu peux ce que tu veux;
Mais tu ferais pitie, meine k ceux qu’elle irrite,
Si je t’abandonnais ä ton peu de merite.
Ose me dementir, dis-moi ce que tu vaux;
Conte-moi tes vertus, tes glorieux travaux,
Les rares qualites par ou tu m’as du plaire,
Et tout ce qui t’eleve au-dessus du vulgaire.
Ma faveur fait ta gloire, 6t ton pouvoir en vient;
Elle seule t’eleve, et seule te soutient;
C’est eile qu’on adore, et non pas ta personne;
Tu n’as credit ni rang qu’autant qu’elle t’en donne;
Et, pour te faire choir, je n’aurais aujourd’huiQu’a retirer la main qui seule est ton appui.
J’aime mieux toutefois ceder k ton envie;
Regne, si tu le peux, aux depens de ma vie.
Mais oses-tu penser que les Serviliens,
Les Cosses, les Metels, les Pauls, les Fabiens,
Et tant d’autres enfin de qui les grands courages