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XVII. Jahrhundert.
Tu n’aurais pas, a la legere,
Descendu dans ce puits. Or adieu, j’en suis hors;
Täche de t’en tirer, et fais tous tes efforts;
Car pour moi j’ai certaine affaireQui ne me pennet pas d’arreter en chemin.
En toute chose il faut considerer la fin.
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L’Ivrogne et sa femme.
Chacun a son defaut, oü toujours il revient:
Honte ni peur n’y remedie.
Sur ce propos d’un conte il me souvient:
Je ne dis rien que je n’appuieDe quelque exemple. Un suppöt de BacchusAlterait sa sante, son esprit et sa bourse.
Teiles gens n’ont pas fait la moitie de leur course,
Qu’ils sont au bout de leurs ecus.
Un jour que celui-ci, plein du jus de la treille,
Avait laisse ses sens au fond d’une bouteille,
Sa femme l’enferma dans un certain tombeau.
La, les vapeurs du vin nouveauCuverent ä loisir. A son reveil il treuve 1L’attirail de la mort ä l’entour de son corps,
Un luminaire, un drap des morts.
Oh! dit-il, qu’est-ce ci? Ma femme est-elle veuve?La-dessus, son epouse en habit d’Alecton,
Masquee, et de sa voix contrefaisant Ie ton,
Yient au pretendu mort, approche de sa biere,
Lui presente un chaudeau 2 propre pour Lucifer.
L’epoux alors ne doute en aucune maniereQu’il ne soit r'toyen d’enfer.
Quelle personne es-tu? dit-il a ce phantome.
La celleriere 3 du RoyaumeDe Satan, reprit-elle, et je porte a mangerA ceux qu’enclöt la tombe noire.
Le mari repart, sans songer:
Tu ne leur portes point a boire?
Le Geai pare des plumes du 3?aon.
Un Paon muait: un Geai prit son plumage;
Puis apres se l’accomoda;
1 Alt, für: trouve.
2 Suppenbrühe, heut zu Tage ein aus Zucker und Eier bereitetes -warmes Getränk.
3 Die Schaffnerin in Nonnenklöstern.