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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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Molitre.

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Le M. Quoi! Chevalier, est-ce que tu pretends soutenir cettepiece ?

D. Oui, je pretends la soutenir.

Le M. Parbleu! je la garantis dätestable.

D. La caution nest pas bourgeoise. Mais, marquis, par quelleraison, de grace, cette comedie est-elle ce que tu dis?

Le M. Pourquoi eile est detestable?

D. Oui.

Le M. Elle est detestable, parcequelle est c^etestable.

D. Apres cela il ny a plus rien ä dire; voilä son proces fait.Mais encore, instruis-nous, et nous dis les defauts qui y sont.

Le M. Que sais-je, moi? Je ne me suis pas seulement donne lapeine de lecouter. Mais enfin je sais bien que je nai jamais rien vude si mechant, Dieu me sauve! et Dorilas, contre qui jetais, a ete demon avis.

D. Lautorite est belle, et te voilä bien appuye!

Le M. II ne faut que voir les continuels eclats de rire que leparterre y fait. Je ne veux point dautre chose pour temoigner quellene vaut rien.

I). Tu es donc, marquis, de ces messieurs du bei air qui neveulent pas que le parterre ait- du sens commun, et qui seraient fächesdavoir ri avec lui, füt-ce de la meilleure chose du monde? Je vislautre jour sur le theätre un de nos amis qui se rendit ridicule par.II äcouta toute la piece avec un serieux le plus sornbre du monde; ettout ce qui egayait les autres ridait son front. A tous les eclats derisee, il haussait les epaules, et regardait le parterre en pitie; et quel-quefois aussi, le regardant avec depit, il lui disait tout haut: Bis donc,parterre, ris donc. Ce lut une seconde comedie que le chagrin denotre ami: il la donna en galant homme ä toute 1assemblee, et cliacundemeura daccord quon ne pouvait pas mieux jouer quilfit. Apprends,marquis, je te prie, et les autres aussi, que le bon sens na point deplace determinee ä la comedie; que la difference du demi-louis dor etde la piece de quinze sous ne fait rien du tout au bon gout; que deboutou assis on peut donner un mauvais jugement; et quenfin, ä le prendreen general, je me fierais assez ä lapprobation du parterre, par la raisonquentre ceux qui le composent il y en a plusieurs qui sont capables dejuger dune piece selon les regles, et que les autres en jugent par labonne fagon den juger, qui est de se laisser prendre aux choses, et denavoir ni prevention aveugle, ni complaisance affectee, ni delicatesseridicule.

Le M. Te voilä donc, Chevalier, le defenseur du parterre! Par-bleu! je men rejouis, et je ne manquerai pas de lavertir que tu es deses amis. Hai, hai, hai, hai, hai, hai.

D. Ris tant que tu voudras. Je suis pour le bon sens, et nesaurais souffrir les ebullitions de cerveau de nos marquis de Mascarille.