26
XVII. Jahrhundert.
U. Yoyez cet insolent! Je vous prie, nionsieur, de ne pas croire«e qu’il dit. C’est un petit ecervele qui vous a pris pour un autre.
U. (ä Galopin). Un siege donc, impertinent.
G. N’en voila-t-il pas un ?
U. Approchez-le.
(Galopin pousse le siege rudement, et sort.)
Scene V.
Le Marquis, Climene, Uranie, Elise.
Le M. Votre petit laquais, madame, a du mepris pour mapersonne.
E. II aurait tort, saus doute.
Le M. C’est peut-etre que je paie l’interet de ma mauvaisemine: (II rit.) hai, hai, hai, hai.
E. L’äge le rendra plus eclaire en honnetes gens.
Le_ M. Sur quoi en etiez-vous, mesdames, lorsque je vous aiinterrompues?
U. Sur la comedie de l’Ecole des Femmes.
Le M. Je ne fais que d’en sortir.
C. H6 bien! monsieur, comment la trouvez-vous, s’il vousplait?
Le M. Tout ä fait impertinente.
C. Ah! que j’en suis ravie!
LeM. C’est la plus mechante chose du monde. Comment diable!a peine ai-je pu trouver place. J’ai pense etre etoufte ä la porte, etjamais on ne m’a tant marche surlespieds. Yoyez comme mes canonset mes rubans en sont ajustes, de grace.
E. 11 est vrai que cela crie vengeance contre l’Ecole des Femmes,et que vous la condamnez avec justice.
LeM. II ne s’est jamais fait, je pense, une simechante comedie.
U. Ah! voici Dorante que nous attendions.
Scene VI.
Dorante, Climene, Elise, Uranie, le Marquis,
D. Ne bougez, de grace, et n’interrompez point votre discours.Vous etes la sur une matiere qui, depuis quatre jours, fait presquel’entretien de toutes les maisons de Paris; et jamais on n’a rien vu desi plaisaut que la diversite des jugements qui se font lä-dessus: carenfin j’ai oui condamner cette comedie ä certaines gens par les memeschoses que j’ai vu d’autres estimer le plus.
U. Voilä monsieur le marquis qui en dit force mal.
Le M. II est vrai. Je la trouve detestable, morbleu! detestable,du dernier detestable, ce qu’on appelle detestable.
D. Et moi, mon eher marquis, je trouve le jugement detestable.