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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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Frau von Sevign6.

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nai dormi; aidez-moi a donner des ordres. Gourville le soulagea ence quil put. Le röti qui avait manque, non pas a la table du roi, maisaus vingt-cinquiemes, lui revenait toujours ä lesprit. Gourville le dita M. le Prince. M. le Prince alla jusque dans la chambre de Vatel,et lui dit:Vatel, tout va bien; rien netait si beau que le souper duroi. II repondit:Monseigneur, votre bonte macheve; je sais que leröti a manque ä deux tables.Point du tout, dit M. le Prince; nevous fächez point: tout va bien. Minuit vint, le feu dartifice ne reussitpas, il tut couvert dun nuage; il coutait seize mille francs. A quatreheures du matin, Vatel sen va partout, il trouve tout endormi, il ren-contre un petit pourvoyeur qui lui apportait seulement deux charges demaree; il lui demande: Est-ce la tout? Oui, monsieur. Il ne savaitpas que Vatel avait envoyö a tous les ports de mer. Vatel attendquelque temps; les autres pourvoyeurs ne vinrent point; sa tetesechauffait, il crut quil naurait point dautre maree; il trouva Gour-ville, il lui dit: Monsieur, je ne survivrai point a cet affront-ci. Gour-ville se moqua de lui. Vatel monte ä sa chambre, met son epee contrela porte, et se la passe au travers du crnur; mais ce ne fut quautroisieme coup; car il sen donna deux qui netaient point morteis; iltombe mort. La maree cependant arrive de tous cötes: on chercheVatel pour la distribuer, on va ä sa chambre, on heurte, on enfoncela porte, on le trouve noye dans son sang: on court a M. le Prince, quifut au desespoir. M. le Duc pleura; cetait sur Vatel que tournait toutson voyage de Bourgogne. M. le Prince le dit au roi fort tristement:on dit que cefcait ä force davoir de lhonneur a sa maniere; on leloua fort, on loua et Fon blama son courage. Le roi dit quil y avaitcinq ans quil retardait de venir ä Chantilly, parce quil comprenaitlexces de cet embarras. Il dit ä M. le Prince quil ne Öevait avoir quedeux tables, et ne point se charger de tout; il jura quil ne souffriraitplus que M. le Prince en usät ainsi; mais cetait trop tard pour lepauvre Vatel. Cependant Gourville tächa de reparer la perte de Vatel;eile fut röparee: on dina tres bien, on fit collation, on soupa, on sepromena, on joua, on fut ä la chasse; tout etait parfume de jonquillgs,tout etait enchante . 1 Hier, qui etait samedi, on fit encore de meine;et le soir, le roi alla a Liancourt; il y doit demeurer aujourdhui. Voilace que Moreuil ma dit, esperant que je vous le manderais. Je jettemon bonnet par-dessus les moulins, et je ne sais rien du reste.M. dHacqueville, qui etait a tout cela, vous fera des relations sansdoute; mais comme son ecriture nest pas si lisible que la mienne,jecris toujours; et si je vous mande cette infinite de details, cest queje les aimerais en pareille occasion.

1 Gourville dit dans ses Mdmoires que cette fete couta b M. le Prince pres dedeux cent mille livres.