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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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XVII. Jahrhundert.

Bossuet.

Jacques Benigne Bossuet, geboren 1626 in Dijon, berühmt alsTheologe durch seine Controversen gegen die Protestanten, als Politiker durchseine Vertheidigung der Freiheiten der gallikanischen Kirche gegen RomsAnsprüche, wobei er freilich der Vertheidiger des Absolutismus wurde, alsGeschichtschreiber durch seinen Discours sur lhistoire universelle, und ganzbesonders als Kanzelredner durch seine Predigten, namentlich durch seineLeichenreden, 1671 Mitglied der Akademie, 1681 Bischof von Meaux, wurde,seiner gewaltigen, erhabenen Rede wegen, l'aigle de Meaux genannt. Erstarb 1704, noch ehe der Glanz der Regierung Ludwigs XIV. erbleichte.

Alexandre.

Philippe, roi de Macedoine, 6galement habile et vaillant, m^nageasi bien les avantages que lui donnait contre tant de villes et de repu-bliques divisees un royaume petit ä la verite , mais uni, et la puis-sance royale 6tait absolue, quä la fin, moitie par adresse et moitie parforce, il se rendit le plus puissant de la Grece, et obligea tous lesGrecs ä marcher sous ses etendards contre lennemi commun. II futtue dans ces conjonctures: mais Alexandre son fils succeda a sonroyaume et ä ses desseins.

II trouva les Macedoniens non seulement aguerris, mais encoretriomphants, et devenus par tant de succes presque autant superieursaux autres Grecs en valeur et en discipline, que les autres Grecsetaient au-dessus des Perses et de leurs semblables.

Darius, qui regnait en Perse de son temps, etait juste, vaillant,genereux, aim6 de ses peuples, et ne manquait ni desprit ni de vigueurpour executer ses desseins. Mais si vous le comparez avec Alexandre:son esprit, avec ce genie pergant et sublime: sa valeur, avec la hauteuret 4a fermete de ce courage invincible qui se sentait anime par lesobstacles; avec cette ardeur immense daccroitre tous les jours sonnom, qui lui faisait preferer ä tous les perils, a tous les travaux, et ämille morts, le moindre degre de gloire; enfin, avec cette confiance quilui faisait sentir au fond de son coeur que tout lui devait ceder commea un homme que sa destinee rendait superieur aux autres; confiancequil inspirait non seulement ä ses cliefs, mais encore aux moindres deses soldats, quil 61evait par ce moyen au-dessus des difficultes et au-dessus deux-memes: vous jugerez aisement auquel des deux appar-tenait la victoire. Et si vous joignez ä ces choses les avantages desGrecs et des Macedoniens au-dessus de leurs ennemis, vous avouerezque la Perse, attaquee par un tel heros et par de telles armees, nepouvait plus eviter de ehanger de maitre. Ainsi vous decouvrirez en