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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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Le Sage.

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de ne me pas laisser duper. Agite de ces pensees mortifiantes, en-flamme de depit, je menfermai dans ma chambre et me mis au lit:mais je ne pus dormir, et je navais pas encore ferme loeil, lorsque lemuletier me vint avertir quil nattendait plus que moi pour partir. Jeme levai aussitot; et, pendant que je mhabillais, Corcuelo arriva avecun memoire de la depense dans lequel la truite netait pas oubliee; etnon seulement il men fallut passer par ou il voulut, mais jcus encorele chagrin, en lui livrant mon argent, de mapercevoir que le bourreause ressouvenait de mon aventure. Apres avoir bien paye un souperdont javais fait si desagreablement la digestion, je me rendis chez lemuletier avec ma valise, en donnant ä tous les diables le parasite,lhöte et lhötellerie.

II.

Livre VII.

C h a p. II. IU. IV.

Gil Blas entre au Service de lArcheveque de Grenade, et enest chasse ä cause de son peu de jugement et de goüt.

Une des premieres personnes que je rencontrai dans les rues deGrenade, fut le seigneur don Fernand de Leyva, gendre, ainsi que donAlphonse, du comte de Polan. Nous fümes egalement surpris Tun etlautre de nous trouver. Comment donc, Gil .Blas, secria-t-il, vousdans cette ville? qui vous amene ici? Seigneur, lui dis-je, si vous etesetonne de me voir en ce pays-ci, vous le serez bien davantage quandvous saurez pourquoi jai quitte le Service du seigneur don Cesar etde son fils. Älors je lui contai tout ce qui setait passe entre Sephora 1et moi, sans lui rien deguiser. Il en rit de bon coeur; puis reprenantson serieux: Mon ami, me dit-il, je vous ofi're ma mediation dans cette

affaire. Je vais ecrire ä ma belle-soeur_Non, non, seigneur, inter-

rompis-je, ne lui ecrivez point, je vous prie. Je ne suis pas sorti duchäteau de Leyva pour y retourner. Faites, sil vous plait, un autreusage de la bonte que vous avez pour moi. Si quelquun de vos amisa besoin dun secretaire ou dun intendant, je vous conjure de lui parieren ma faveur. Jose vous assurer quil ne vous reprochera pas de luiavoir donne un mauvais sujet. Tres volontiers, repondit-il, je ferai ceque vous souhaitez. Je suis venu a Grenade pour voir une vieille tantemalade, jy serai encore trois semaines; apres quoi je partirai pour merendre a mon chäteau de Lorqui. Je demeare dans cette maison, pour-suivit-il en me montrant un hötel qui etait ä cent pas de nous; venez

Eine Kammerfrau, die ihm einen Heirathsantrag gemacht hatte, dem er durchseine Entfernung aus dem Hause auswich.