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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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XVIII. Jahrhundert.

circulation des hommes de tout lunivers. Rome les recevait esclaves,et les renvoyait Romains.

Sous pretexte de quelques tumultes arrives dans les elections,Auguste mit dans' la ville un gouverneur et une garnison; il rendit lescorps des legions eternels, les plaga sur les frontieres, et etablit desfonds particuliers pour les payer; enfin il ordonna que les veteransreeevraient leur recompense en argent, et non pas en terres . 1

Il resultait plusieurs mauvais effets de cette distribution des terresque lon faisait depuis Sylla. La propriete des biens des citoyens etaitrendue incertaine. Si on ne menait pas dans un meine lieu les soldatsdune cohorte, ils se degoütaient de leur etablissement, laissaient lesterres incultes, et devenaient de dangereux citoyens: mais, si on lesdistribuait par legions, les ambitieux pouvaient trouver contre la repu-blique des armees dans un moment.

Auguste fit des etablissements fixes pour la marine. Comme,avant lui, les Romains navaient point eu des corps perpötuels detroupes de terre, ils nen avaient point non plus de troupes de mer.Les flottes dAuguste eurent pour objet principal la sürete des convoiset la communication des diverses parties de lempire: car dailleurs lesRomains etaient les maitres de toute la Mediterranee; on ne naViguaitdans ces temps- que dans cette mer, et ils navaient aucun ennemiä craindre.

Dion remarque tres bien que depuis les empereurs, il tut plusdifficile decrire lhistoire: tout devint secret; toutes les depeches desprovinces furent portees dans le cabinet des empereurs; on ne sut plusque ce que la folie et la hardiesse des tyrans ne voulut point cacher,ou ce que les historiens conjecturerent.

Lettres persanes.

Rica ä Ibben ä Smyrne.

Les habitants de Paris sont dune curiosite qui va jusqua lextra-vagance. Lorsque jarrivai, je fas regarde comme si javais ete envoyedu ciel: Vieillards, hommes, femmes, enfants, tous voulaient me voir:si je sortais, tout le monde se mettait aux fenetres: si jetais auxTuileries, je voyais aussitöt un cercle se former autour de moi: lesfemmes meine faisaient un arc-en-ciel, nuance de mille couleurs, quimentourait: si jetais aux spectacles, je voyais aussitöt cent lorgnettesdressees contre ma figure: enfin jamais homme na tant ete vu que

1 II regia que les soldats pretoriens auraient cinq mille drachmes; deus apresseize ans de serviee, et les trois autres mille drachmes apres vingt ans de Service.Dion, zn August.