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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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Montesquieu.

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sous les auspices duquel la guerre setait faite: 1 or eile se faisait tou-jours sous les auspices du chef, et par consequent de lempereur, quietait le clief de toutes les armees.

Comme, du temps de la republique, on eut pour principe de faireeontinuellement la guerre; sous les empereurs, la maxime fut dentre-tenir la paix: les victoires ne furent regardees que comme des suitesdinquietude, avec des armees qui pouvaient mettre leurs Services ätrop haut prix.

Ceux qui eurent quelque commandement craignirent dentreprendrede trop grandes choses, il fallut moderer sa gloire de fagon quelle nereveillät que 1attention, et non pas la Jalousie du prince; et ne pointparaitre devant lui avec un eclat que ses yeux ne pouvaient souffrir.

Auguste fut fort retenu ä accorder le droit de bourgeoisie romaine;il fit des lois pour empecher quon naffranchit trop desclaves; il re-commanda par son testament que lon gardät ces deux maximes, etquon ne cherchat point ä etendre lempire par de nouvelles guerres.

Ces trois choses etaient tres bien liees ensemble: des quil nyavait plus de guerres, il ne fallait plus de bourgeoisie nouvelle, nidranchissements.

Lorsque Rome avait des guerres continuelles, il fallait quellereparät eontinuellement ses habitants. Dans les commencements on ymena ime partie du peuple de la ville vaincue: dans la suite plusieurscitoyens des villes voisines y vinrent pour avoir part au droit desulfrage; et ils sy etablirent en si grand nombre, que, sur les plaintesdes allies, on fut souvent oblige de les leur renvoyer: enfin on y arrivaen foule des provinces. Les lois favoriserent les mariages, et meineles rendirent necessaires. Rome fit, dans toutes ses guerres, un nombredesclaves prodigieux; et lorsque ses citoyens furent combles de riches-ses, ils en acheterent de toutes parts, mais ils les alfranchirent sansnombre, par generosite, par avarice, par faiblesse: les iins voulaientrecompenser des esclaves fideles; les autres voulaient recevoir en leurnom le bl6 que la republique distribuait aux pauvres citoyens; dautresenfin desiraient davoir a leur pompe funebre beaucoup de gens qui lasuivissent avec un chapeau de fleurs. Le peuple fut presque composedaffranchis; de fagon que ces maitres du monde, non seulement dansles commencements, mais dans tous les temps, furent la plupart dori-gine servile.

Le nombre du petit peuple, presque tout compose daffranchis oude fils dalfranchis, devenant incommode, on en fit des colonies, par lemoyen desquelles on sassura de la fidelite des provinces. Cetait une

1 Dion, in Aug. lib. 54, dit quAgrippa ncgligea, par modestie, de rendre compteau Senat de son expedition contre les peuples du Bospliore, et refusa meme le triomphe;et que-, depuis lui, personne de ses pareils ne triompha: mais cetait une grace quAu-guste roulait faire i, Agrippa, et quAntoine ne fit point 4 Ventidius la premiere foisquil vainquit les Parthes.