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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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157
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Voltaire.

Ne me deguise rien. Tu gardes le silence!

Tu crains detre mon fils; ce nom sacre toffense:

Tu crains de me cherir, de partager mon rang;

Cest un malheur pour toi detre ne de mon sang!

Ah! ce sceptre du monde, et ce pouvoir supreme,

Ce Cesar que tu hais, les voulait pour toi-meme;

Je voulais partager avec Octave et toiLe prix de cent combats, et le titre de roi.

Brutus.

Ah, dieux!

Cesar.

. Tu veux parier, et te retiens ä peine!

Ces transports sont-ils donc de tendresse ou de haineQuel est donc le secret qui semble taccabler?

. Brutus.

C^sar ....

C 6 s a r.

Eh bien, mon fils?

Brutus.

Je ne puis lui parier.Cesar.

Tu noses me nommer du tendre nom de pere!

Brutus.

Si tu les, je te faib une unique priere.

C6sar.

Parle: en te laccordant je croirai tout gagner.

Brutus.

Fais-moi mourir sur lheure, ou cesse de regner.Cesar.

Ah! barbaro ennemi, tigre que je caresse,

Ah! coeur denature quendurcit ma tendresse,

Ya, tu nes plus mon fils. Ya, cruel citoyen,

Mon coeur desespere prend lexemple du tien.

Ce coeur, a qui tu fais cette effroyable injure,

Saura bien comme toi vaincre enfin la nature.

Va, Cesar nest pas fait pour te prier envain;Japprendrai de Brutus a cesser detre humain:

Je ne te connais plus. Libre dans ma puissance,

Je necouterai plus une injuste clemence.

Tranquille ä mon courroux je vais mabandonner;

Mon coeur trop indulgent est las de pardonner;Jimiterai Sylla, mais dans ses violences;