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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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Barthelemy.

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I en connaisse les auteurs. Tous souscrivirent a cet arrangement, et le

i quitterent en le remerciant de sa confiance. Timagene, inquiet de ce

| projet de retraite, lui en demanda le motif. II repondit simplement:

| Je suis oblige de faire blanchir mon manteau. En effet, il nen avait

i; quun.

I Un moraent apres entra Micythus. Cetait un jeune homme qu-il

r aimait beaucoup. Diomedon de Cyzique est arrive, lui dit-il; il sestadresse a moi pour lintroduire aupres de vous. Il a des propositions< a vous faire de la part du roi de Perse, qui la Charge de vous remettre

l une sorame considerable. Il ma meme force daccepter cinq talents. 1

| Faites-le venir, repondit Epaminondas.Ecoutez, Diomedon, lui dit

^ il: si les vues dArtaxerxes sont conformes aux interets de ma patrie,

I je nai pas besoin de ses presents. Si elles ne le sont pas, tout lor de

I son einpire ne me ferait pas trahir mon devoir. Yous avez juge de

1 mon coeur par le votre, je vous le pardonne; mais sortez au plus tot

| de cette ville, de peur que vous ne corrompiez les habitants. Et vous,

' Micythus, si vous ne rendez a linstant meine largent que vous avez

re£u, je vais vous livrer au magistrat. Nous nous etions ^cart^spendant cette conversation, et Micythus nous en fit le recit le momentdapres.

La le^on quil venait de recevoir, Epaminondas 1avait donnee' plus dune fois a ceux qui lentouraient. Pendant quil commandaitlarmee, il apprit que son ecuyer avait vendu la liberte dun captif.Rendez-moi mon bouclier, lui dit-il; depuis que largent a souille vosmains, vous netes plus fait pour me suivre dans les dangers.

Zele disciple de Pythagore, il en imitait la frugalite. Il s6taitinterdit lusage du vin, et prenait souvent un peu de miel pour toutenourriture. La musique, quil avait-apprise sous les plus habiles mai-tres, charmait quelquefois ses loisirs. Il excellait dans le jeu de laflute; et dans les repas il etait prie, il chantait a son tour ensaccompagnant de la lyre.

; Plus il etait facile dans la societe, plus il etait severe lorsquili fallait maintenir la decence de chaque etat. Un homme de la lie dupeuple, et perdu de debauche, etait detenu en prison. Pourquoi, dit. Pelopidas ä son ami, mavez-vous refuse sa grace pour laccorder ai une courtisane?Cest, repondit Epaminondas, quil ne convenait pas| ä un homme tel que vous, de vous int^resser ä un homme tel que lui.t Jamais il ne brigua ni ne refusa les charges publiques. Plus dune[ fois il servit comme simple soldat, sous des generaux sans experiencel que lintrigue lui avait fait preferer. Plus dune fois les troupes assie-j gees dans leur camp, et reduites aux plus fächeuses extremites, im-| plorerent son secours. Alors il dirigeait les operations, repoussait

{

| 1 Das Talent war eine Rechnungsmünze. Das grosse attische Talent galt etwas

[ über 1500 Reichsthaler, das kleine etwas über 1400.

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