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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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Salvandy.

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saires. Elles les opereront, quand nous aurons ache.ve la grande entre-prise, desormais facile, de rejeter les döloyaux ravisseursde nosprincesau-delä.de nos frontieres. Jessayai de presenter des objections,et fus surpris de voir ce pretre 6elaire ränge au nombre de nos ennemis.II ne me restait des lors quä attendre le retour des ombres pour mar-cher dans la direction de Burgos, ne doutant pas que cette meine nuitne vit larmee frangaise arriver sous les murs de la ville du Cid. 1

Une musique discordante se fit entendre, et la place informe surlaquelle souvraient les fenetres du presbytere, les seules quil y eutdans le village, servit de rendez-vous a toutes les Alles du lieu; ellesvenaient consacrer aux danses nationales le long repos de la journbe:quelques hommes de leur äge jouaient des airs sans melodie sur letambourin et le barbare zambomba. 2 A la tete des musiciens, marchaitle pretendu de Catalina; dautres jeunes gargons, appuyes sur le murde leglise, regardaient les Alles former entre elles leurs quadrilles, etles seguidillas 3 castillanes commencerent. Toutes ces villageoises por-taient, au-dessous dun etroit corsage, un jupon dune bure grossierequi, par les plis nombreux de la taille, dessinait autour delles des con-tours semblables a ceux des antiques paniers. La montera, au lieudetre pointue comme celle des hommes, pronongait deux angles surles cötes de la tete, et laissait passer deux longues tresses de chetreuxnoirs qui allaient flottant le long de leurs epaules; un Collier dargentet des boucles Enormes aux souliers composaient tout le luxe de cetteparure. Je les regardais se soulever en cadence, tantot sur un pied,tantot sur lautre, se suivant, se perdant, se retrouvant tour ä tour,toujours avec une lenteur egale, sans que leurs bras se permissent unmouvement, leurs yeux un regard, leurs levres un sourire. La gravitecastillane semblait avoir arrange elle-meme ces danses monotones; leshommes les regardaient de loin; aucune parole, aucun coup doeil,netaient echanges entre rimmobile galerie et le chaste choeur; lesfiances eux-memes ne se reconnaissaient que parce quils semblaientcraindre davantage de relever les yeux, et quun plus vif incarnatcolorait leur front

Le cmA contemplait avee joie ces innocents plaisirs, le sacristain,le sonneur de cloche, appuyes dun air important contre le presbytere,sentretenaient avec le pasteur et moi. Quelques jeunes gens venaientles ecouter, et debout, plus loin ä cöte de lalcade, le prebende, quen-touraient les femmes et les anciens du village, semblait opposer cou-ronne ä eouronne. 4

1 Rodrigo Diaz, Graf von Vivar, geboren 1026, erhielt durch seine Kriegsthatenden Beinamen Cid (Herr).

8 Art Trommel, welche mit einem einzigen Schlägel gerührt wird.

3 Tanz, den vier Paare, gewöhnlich nach der Cither, tanzen, und wo der Spie-lende zur Musik fünf Verse singt.

1 Schien sein Ansehen dem Ansehen des Pfarrers entgegensetzen zu wollen.