296
XIX. Jahrhundert.
superiorite d’un parti offenst et dominant; mais cela dura peu, car ilsne furent point secondes par la cour. La-garde nationale offrit äLouis XVI. de se tenir reunie autour de sa personne; le duc de laRochefoucauld-Liancourt, qui commandait a Rouen, voulut l’emmenerau milieu de ses troupes, qui lui etaient devouees. La Fayette lui pro-posa de le conduire a Compiegne, et de le mettre a la tete de sonarmee; mais Louis XVI. refusa toutes ces offres. II pensa que lesagitateurs seraient degoutes du mauvais succes de leur derniere tenta-tive; et, comme il esperait sa delivrance de la part des puissancesconfederees, il ne voulut pas se servir des constitutionnels, parce qu’ilaurait fallu traiter avec eux.
Cependant La Fayette vint tenter un dernier effort ep faveur dela monarchie legale. Apres avoir pourvu au commandement de sonarmee et recueilli des adresses contre les derniers evenements, il partitpour Paris, et se presenta, le 28. juin, sans etre attendu, a la barre del’assemblee. Il demanda, tant en son nom qu’au nom des troupes, lechätiment des attentats du 20. juin, et la destruction de la secte ja-cobite. Sa demarche excita des sentiments divers dans l’assemblee.Le cote droit l’applaudit beaucoup; mais le cote gauche s’eleva contresa conduite. Guadet proposa d’examiner s’il n’etait pas coupabled’avoir quitte son armee, et d’etre venu dicter des lois a l’assemblee.Un reste de respect empecha celle-ci de suivre l’avis de Guadet; et,apres des debats assez tumultueux, eile admit La Fayette auxhonneursde la seance; mais ce fut la tout du cote de l’assemblee. La Fayettese tourna alors vers la garde nationale, qui lui avait ete devouee pen-dant si longtemps, et il espera, avec son aide, fermer les clubs, dis-perser les Jacobins, rendre ä Louis XVI. toute l’autorit6 que lui con-ferait la loi, et raffermir la Constitution. Le parti revolutionnaire etaitdans la stupeur, et redoutait tout de la hardiesse et de la celerite decet adversaire du Champ de Mars. 1 Mais la cour, qui craignait letriomphe des constitutionnels, fit echouer elle-meme les projets de LaFayette; il avait indique une revue, qu’elie empecha par son influencesur les chefs de bataillon royalistes. Les grenadiers et les chasseurs,compagnies d’elite mieux disposees encore que les autres, devaient sereunir chez lui, et marcher de la contre les clubs; et il ne se presentapas trente hommes. Ayant ainsi vainement tente de rallier ä la causede la Constitution et de la defense commune la cour et la garde na-tionale, se voyant delaisse par tous ceux qu’il venait secourir, LaFayette repartit pour son armee, apres avoir perdu ce qui lui restaitde popularite et d’influence. Cette tentative fut le dernier signe devie du parti constitutionnel.
1 Wo La Fayette den 14. Julius 1791 auf das Volk, das auf dem daselbst er-richteten Altar des Vaterlandes eine Petition Unterzeichnete, in welcher die Alsetzungdes Königs verlangt wurde, Feuer geben liess.