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hison laissé pénétrer l’ennemi dans le cœur de la Rus*sie, engagirent l’empereur à le rappeler à Pétersbourg.
Au mois d’Octobre 1812, le général de Wolzogenrevit Phull à Pétersbourg 1 ) ; il se trouvait dans un trèsgrand abattement. L’empereur, par politique, ne l’avaitpas reçu à son retour de l’armée, et Phull osait à peinese montrer dans les rues, de crainte d’être insulté parle peuple. Son épouse fut instruite un jour d’une pa-reille scène, et elle parvint à obtenir de l’empereur qu’illui fit donner le conseil de se rendre secrètement enAngleterre, voyage aux frais duquel il pourvit.
Après la guerre l’empereur le nomma avec les ex-pressions les plus flatteuses son ambassadeur à la Haye.
Ce fut ici que le général de Muffling le trouvaencore en cette qualité en 1819 2 ). Depuis la con-férence d’Erfurt, dont nous avons parlé plus haut,il n’avait plus revu cet homme savant et intéressant,mais toujours rude et intraitable ; il fut cependantreçu amicalement par lui, et comme Phull ne vivaitque dans le passé, il lui lut avec empressement sonplan d’opération pour la campagne de 1812 avectous ses détails. La première partie allait jusqu’à laconcentration des troupes dans le camp de Drissa; lesautres parties contenaient la retraite jusqu’à Moscou. Je
*) De Wolzogen, M., p. 163.
2 ) De Muffling, a. m. L., p. 180.