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maître peu pratique, un doctrinaire, un esprit aride etminutieux. Quant au reproche qu’on lui fait commemaître, on pourrait le réfuter victorieusement, puisquel’empereur Alexandre le choisit pour son précepteur etle garda comme tel pendant six ans 1 ). Les autres re-proches peuvent en certains points s’appliquer plus oumoins à Phull ; mais abstraction faite, qu’il est générale-ment reconnu que presque tous les savants, dans leursétudes, tombent quelquefois dans des singularités et desrecherches minutieuses dont ils reviennent cependanttrès vite, ce n’était sûrement qua ces époques-là quel’indisposition de Phull réagissait sur l’exercice de sesfacultés intellectuelles. S’il nous était parvenu un plusgrand nombre de ses ouvrages scientifiques 2 ) (qui doi-vent être fort nombreux à en juger autant d’après ceque dit de Wolzogen que d’après toutes les apparen-ces) le jugement qu’on a porté sur Phull serait en
Q Déjà, quand Phull était encore au service de la Prusse,il donna dans la maison du prince Louis de Prusse un coursde guerre fictive qui fut suivi de conférences libres. (Extraitd’un fragment publié en \ 848, du général russe Nostitz, ancienaide de camp du prince Louis de Prusse.)
2 ) Les volumineux écrits laissés par Phull furent aussitôtaprès sa mort mis sous les scellés, à la demande de l’ambassa-deur russe à Stuttgart, et peu après transportés à Pétersbourg.C’est ce qui a été assuré à l’éditeur par un homme dignede foi.
Remarque de l’éditeur.