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agréments de toute espèce, que ces grands lui prépa-raient partout où ils pouvaient, ni même pour le défen-dre dans des dangers réels. Si nous rapprochons toutesles dispositions de caractère que nous avons reconnuesen cet homme, son hypocondrie, à laquelle doiventd’ailleurs s’être joints aussi des désagréments domes-tiques, est-il étonnant que les accès de cette maladiesi violents dans certains cas, riaient pas été capables dedisposer ceux qui en étaient les témoins impassibles àporter un jugement favorable? On aurait cependant tortaussi de regarder un pareil jugement comme un portraitfidèle de son véritable caractère. Le noble empereur,avec son esprit clairvoyant savait mieux que personnejuger des faiblesses et des qualités de Phull, et les té-moignages favorables qu’il lui a donnés et qui prove-naient d’une longue et intime connaissance, doivent sanscontredit passer avant tous les autres.
Il en est presque de même, si l’on dit que Phull,après qu’on a généralement reconnu en lui des talents,des pensées profondes, une grande érudition, une aussigrande pénétration et des vues étendues 1 ), était un
M Droysen, dans la vie du feld-maréchal comte d’York deWartenbourg, dit : «De pareils génies tels que lesBulow, les» Slassenbach, les Phull offraient un d’autant plus grand , con-» Iraste qu’ils avaient à combattre la marche lourde et difficile» de tous les autres, et la préférence qu’on donnait à toutes les» demi-mesures et à tout ce qui était médiocre >' etc., p. 118 .