XXXVII
Knesebec ') tout ce que Phull lui avait lu en 1819 à laHaye, comme nous l’avons déjà dit plus haut sur sonplan d’opération pour la campagne de 1812, celui-cilui répondit :
« Et tout est littéralement vrai. »
Muffling n’en avait pas douté, mais beaucoup d’of-ficiers qui avaient été au camp de Drissa prétendaientque Phull n’avait pas été plus loin dans ses plans , etqu’il fallait pour la justification de Phull en venir à unepreuve, que Muffling souhaitait vivement, ayant la plusgrande confiance dans le respect de Phull pour la vé-rité. Knesebec prit un air très sérieux et répliqua :«Je pourrais donner des preuves, mais mon devoir me» ferme la bouche. » 2 )
Dans le plan de retraite de Phull, n’était-il pasquestion d’une mesure éventuelle relative à Moscou ?...
Qui le sait ?... Mais si nous ne pouvons le savoirnous pourrons cependant, en rapprochant les circon-stances précédentes, et surtout celles qui ont été rele-vées dans cette préface, être forcés pour ainsi dired’admettre la conviction que la catastrophe de Moscou,
1 ) Le général prussien de Knesebec jouissait également,comme on le sait, de toute la confiance de son souverain, demême que de celle de l'empereur Alexandre, et il leur servitsouvent d’intermédiaire dans l’échange de leurs pensées lesplus secrètes. Remarque de l’éditeur.
.-*) De Muffling, a. m. L., p. 180.