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le plus grand, le plus sublime sacrifice qui ait jamaisété offert sur l’autel de l’honneur national et de l’amourde la patrie, ne peut ni avoir été le résultat du purhasard, ni être sorti du cerveau de quelque employérusse exposé à une terrible responsabilité, mais qu’elledoit avoir été le fruit de la réflexion la plus sublime,bien au-dessus de toutes les combinaisons de l’art mili-taire, la pensée d’un grand homme, reconnue juste,adoptée et exécutée par un empereur plus grand en-core 1 ), dont les générations futures de son peuple re-connaissant ne prononceront le nom que pour le béniret avec la plus respectueuse vénération.
Comme certains lecteurs de cet ouvrage pourraientau premier coup d'œil trouver étrange et inconvenantle mémoire qui se trouve à la fin, et qui fut présentéau cabinet de Pétersbourg au mois de Novembre 1804,intitulé : « Sur la manière de faire la guerre contre la
1 ) On peut se rappeler ici les paroles de l’empereur Alex-andre au général de Knesebec, paroles que nous avons citéesplus haut, et qui sont pleines d’une grande signification etd’une grande importance — Dites au roi que dussé-je reculerjusqu’à Kasan je ne ferais pas la paix.