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ou entre cette place et Bâle, expiraient au pied desVosges ou dans ces montagnes.
§• 10 .
Du côte de la Suisse et de l’Italie le gouverne-ment français assura également la frontière par desfortifications. Le Rhône y pouvait servir de base. Parmiles différens théâtres de guerre celui de Flandre, cou-vrant directement la capitale du royaume, tenait lepremier rang. En sa faveur l’on se borna en Provenceà la défense d’un camp retranché près d’Avignon, etdu côté du Rhin et de la Moselle à la défense desplaces, qu’on ne put pas même toujours dégager. EnAlsace la guerre d’observation et de chicane fut orga-nisée dTune manière très judicieuse. Séduites par lesfacilités, que le Mein offrait aux transports militaires,les armées allemandes appuyèrent leurs operations offen-sives à Mayence et y passèrent le Rhin ou dans lesenvirons. L’armée française, chargée de la guerre dé-fensive dans cette partie, au lieu de se présenter defront â l’ennemi, prenait successivement des positionsderrière le Speierbach, la Queich et les lignes deWiissembourg, ce qui obligeait les Allemands de di-riger leurs opérations le long du Rhin. Les succèsimaginaires, qu’ils remportèrent en tournant pénible-ment les dites positions, leur furent bientôt enlevéspar les renforts que le gouvernement français ne lardapas d’envoyer de l’armée de Flandre dès que l’opéra-tion principale s’y trouvait terminée.