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§• 1 'l-
Tout se dirigeait en France d’après l’unité d’un plangénéral, résultat de la volonté stable du gouvernement.Il n’en fut pas de même du côté des alliés formantdes coalitions contre la France. Les Pays-Bas hérissésde forteresses appartenaient à la maison d’Autriche; lesbords du Rhin étaient partagés entre plusieurs puis-sances. Le roi de Prusse y possédait Wésel; l’Électeurpalatin Dusseldorff, Mannheim ; l’Électeur de TrêvesEhrenbreitenstein ; le Landgrave de Hesse Rheinfels;l’Electeur de Mayence, Mayence. Philippsbourg et Kehlétaient forteresses d’Empire. Les places fortes, qui parleur position sur le Rhin étaient qualifiées de former unebase d’opérations, se trouvaient entre les mains depuissances qui, à l’exception de la Prusse, manquaientjusqu’aux moyens de les mettre en état de défense.H était impossible en Allemagne de faire pendant lestemps de paix les préparatifs de guerre, d’autant moinsque la constitution germanique tenait à des liens ex-trêmement faibles et que plusieurs souverains se dé-fiant du chef de l’Empire briguèrent la protection de laFrance. La Tamise et le Danube devenant les basesd’opérations pour les années autrichiennes dans lesPays-Bas et sur le Rhin, la France dut avoir l’avan-tage de l’initiative dans la première campagne.
§. 12 .
Sous le rapport de l’organisation militaire la Franceest à considérer comme un état classique, dont lesystème modifié par l’expérience des grands événemens