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Essai d'un système pour servir de guide dans l'étude des opérations militaires : suivi d'un précis de l'histoire militaire de France depuis le règne de Philippe de Valois jusqu'à la paix de Fontainebleau en 1762 / par C.L. de Phull ; Original français publié pour la première fois par F. de Batz
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tours suspendirent au grand désavantage de la premièrecampagne le commencement des opérations. Lon mitdes émigrés à la suite des Prussiens. En les établissantaux environs de Sédan on eût mis la convention natio-nale dans la nécessité davoir au préjudice de sa faiblearmée un corps sur les bords de la Meuse, afin dem-pêcher toute communication des émigrés avec le peuplefrançais. Lon sempara de Longvy et de Verdun, donton pensa faire des appuis pour les opérations prussien-nes. Larmée française daprès une juste estimation deses forces ne se présenta quaux environs de St. Mene-hould, à la distance de 22 milles dAllemagne de la fron-tière Lon nosa pas lattaquer dans une position, dontles avantages apparents avaient peut-être trop frappélimagination de quelques militaires. Larmée n'avait pasencore essuyé des revers. Renforcée par un corps au-trichien et par les émigrés elle devait lemporter sur lesFrançais par le nombre et par tous les moyens quipouvaient procurer la victoire. Par une circonspectiontrès imprudente la boulangerie de campagne, destinéedaccompagner larmée, avait été laissée à Verdun. Lepain cuit dans cette place ne pouvait pas arriver àtemps à larmée campée près de Valmy. Faute de vi-vres les Prussiens ne pouvaient ni so porter en avant nimanœuvrer sur les flancs de lennemi. Accompagnée deses trains de vivres larmée prussienne eût pu partir deVerdun avec une provision de pain et de farine pour\ 8 jours. Arrivée à Valmy elle aurait eu encore desvivres pour 8 jours : il eût été facile de faire des réqui-sitions de farine pour la boulangerie de campagne. Rienneut alors empêché les Prussiens de prolonger leurs