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opérations. Le soldat arriva à Valmy exténué de fa-tigue et de faim n’ayant pas un morceau de pain surlui. Une canonade inutile, loin d’en imposer à l’ennemi,lui inspira de la confiance en diminuant le courage deceux qui s’étaient flatté de ne rencontrer qu’une faiblerésistance Les généraux de la convention nationale nese prêtant pas aux propositions qu’on leur adressait, l’onfinit par une retraite humiliante, suivie de la désorgani-sation entière de l’armée, de la perte des Pays-Bas, decelle de Mayence et de Francfort sur Mein.
§. 18.
Il était impossible de poser les armes : la guerredevint générale. L’Autriche et la Prusse renforcèrentconsidérablement leurs armées. L’Angleterre, la Hollandeet tous les souverains de l’Empire germanique firentcause commune contre la France. En convenant de lanécessité de reprendre sur les Français les conquêtes,qu’ils avaient faites, chacune des puissances coalisées ca-chait sous des arrière pensées son intention sur ce qu’ondevait faire lorsque le but mentionné serait obtenu. Dansles conférences militaires qui eurent lieu, l’on ne dis-cuta que la manière d’ouvrir la seconde campagne. L'ondébuta avec des succès satisfaisans pour tous ceuxqui éblouis de l’éclat des événemens en font la base deleurs espérances. Les armées coalisées franchirent leRhin. Le duc de Cobourg, ayant sous ses ordres unearmée composée d’Anglais, de Hollandais, d’à peu près10,000 Prussiens et d’un nombre considérable de trou-pes autrichiennes, força les Français d’évacuer les Pays-Bas, opération qui fut suivie de la prise de Valencien-