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avec le maréchal Walmoden qui après le départ desAnglais n’eut sous ses ordres que les Hannovriens et lesHessois Des négociations, entamées avec la conven-tion nationale même avant la dernière expédition surKaiserslautern, amenèrent bientôt la paix de Basle, envertu de laquelle l’armée prussienne retourna dansscs foyers.
§• 35 .
Le gouvernement français voulant étendre sa domi-nation sur l’Italie, l’Autriche se vit dans la nécessité decontinuer la guerre pour défendre les provinces quelley possédait, ainsi que celles qui lui appartenaient dansl’Allemagne méridionale. La Prusse s’étant arrangéeavec l’ennemi commun, en était devenue l’alliée souscape. Se réjouissant de l’abaissement de l’Autriche, ellefit valoir auprès du gouvernement révolutionnaire saséparation de la coalition pour briguer des agrandisse-mens quelle ne put obtenir que de la France victo-rieuse. Les Français n’ayant pas pour le moment lesmoyens de troubler le Nord de l’Allemagne, permirentà la Prusse de former une ligne de démarcation, quidevait garantir d’invasion les pays dont elle s’arrogea letitre de protectrice.
§. 36 .
Il s’en fallait de beaucoup que le gouvernementprussien ait pu jouir sans alarmes du repos, que la paixde Basle devait lui procurer. Envers ses anciens alliés,qui lui reprochaient sa défection de la cause des souve-rains, il n’osait faire l’aveu des relations intimes, dans