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lesquelles il s’était mis avec la France, tandis que celle-ci lui adressait des propositions qui en étaient le résul-tat et dont l’accomplissement devait le compromettreavec les autres cabinets. Les succès qui de temps entemps couronnaient les armes autrichiennes, le rempli-rent d’inquiétude.
§• 37 .
Le dernier partage de la Pologne augmenta consi-dérablement les difficultés d’établir un système défensif.Devenue limitrophe de la Russie sur une frontière d’à-peu-près soixante dix milles d’Allemagne, la Prusse avaitdoublé en même temps son contact avec l’Autriche. Enréglant la défense des provinces situées entre l’Oder etla Mémel d’après celle établie pour la Silésie, l’on auraiteu à constuire pour le moins douze forteresses, con-struction impossible sous le rapport du temps commesous celui des dépenses. Les garnisons à mettre dansces places auraient d’ailleurs réduit l’armée active à unefaiblesse, qui l’eût mise hors d’état de tenir la cam-pagne. Ce fut entre Magdebourg et Neisse, que par desmouvemens rapides Frédéric IL sut soutenir la guerredéfensive. Il y aurait eu de la présomption de s’imagi-ner de pouvoir surpasser ce grand monarque en activitéet en talens. D’après cette considération la ligne desforteresses à établir pour la défense du théâtre de laguerre entre l’Oder et la Mémel n’aurait pu dépasser, enpartant de l’Oder, les environs d’Ortelsbourg, éloigné60 milles de Schvveidnitz, distance égale à celle deMagdebourg à Neisse. 11 eût fallu se borner à la con-struction de trois forteresses, destinées à faciliter la célé-