103
les côtes de la mer soumises à sa domination et établitsur les frontières de la Poméranie un corps considérable,chargé en apparence de l’expulsion des Suédois et dusiège de Stralsund A ces dilférens objets furent em-ployées les inspections de Westphalie, de Magdebourg,de Berlin, de Potsdam et de Poméranie qui restèrentsur le pied de guerre. Les troupes de Silésie, des Prus-ses méridionale, occidentale et orientale, furent rame-nées dans leurs garnisons ordinaires pour y être misessur l’état de paix. L’armée du général Bennigsen et lecorps du comte de Tolstoy retournèrent en Russie..
§, 43 .
Il était impossible de remplir les engagemens prisavec Napoléon sans s’exposer d’avoir la guerre avec despuissances, dont on désirait de conserver les dehors del’amitié. La perte d’un commerce lucratif qui l’empor-tait de beaucoup sur les revenus des nouvelles acquisi-tions, causait un mécontentement général. L’on pouvaitêtre persuadé, que le terme d’une condescendance rui-neuse et par cette raison insoutenable, changerait à la(in un allié égoïste en un ennemi implacable. L’arméefrançaise établie en Allemagne et soutenue par toutes lestroupes de la ligue méridionale, était à considérer commeune armée ennemie prête à s’élancer contre la Prusseau premier signal. Il était dans l’ordre malheureux deschoses, qu’un gouvernement, qui n’avait pas osé faire laguerre de concert avec l’Autriche, la Russie et l’Angle-terre, se dispensât de faire de mures réflexions sur saposition critique.