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Essai d'un système pour servir de guide dans l'étude des opérations militaires : suivi d'un précis de l'histoire militaire de France depuis le règne de Philippe de Valois jusqu'à la paix de Fontainebleau en 1762 / par C.L. de Phull ; Original français publié pour la première fois par F. de Batz
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§. 44.

Napoléon méditant lagression de la Prusse en pou-vait lui dérober toutes les mesures préparatoires. Leministère prussien, naimant pas les calculs militaires,naurait pris de linquiétude que sur la nouvelle que lestroupes françaises cantonnées en Allemagne s'étaient misesen marche, nouvelle qui ne serait arrivée à Berlin quele quatrième jour, en considérant comme premier celui le mouvement des troupes françaises aurait com-mencé. Le sixième jour ces dernières pouvaient avoirdépassé en différentes colonnes Ratisbonne, Nuremberg,Wurtzbourg, Francfort sur Mein II y a 54 milles deRatisbonne à Magdebourg toute larmée françaisepouvait être réunie le 32 me jour. Le ministère prus-sien éveillé de sa léthargie le 4 me jour, aurait vraisem-blablement employé le 5 et le 6 en délibérations Lex-pédition des ordres pour rassembler près de Magde-bourg les troupes mobiles et pour mettre sur le pied deguerre celles qui ne létaient pas, auraient occupé le 7et le 8. Les courriers, porteurs de ces ordres, ne se-raient partis de Berlin que le 9 me jour, et nauraient puarriver auprès des troupes les plus éloignées, que le11 me jour. Ces troupes ayant besoin pour le moins dedeux jours pour faire les préparatifs de marche et ayantquarante milles à parcourir, nauraient pu atteindre leurdestination que le 41 me jour. En supposant au completles bataillons et les escadrons, toutes les troupes mobiles,quon aurait voulu rassembler près de de Magdebourg,auraient formé une armée dà peu près 80,000 hommes,ayant en tête toute larmée française établie en Aile-