Buch 
Essai d'un système pour servir de guide dans l'étude des opérations militaires : suivi d'un précis de l'histoire militaire de France depuis le règne de Philippe de Valois jusqu'à la paix de Fontainebleau en 1762 / par C.L. de Phull ; Original français publié pour la première fois par F. de Batz
Entstehung
Seite
105
JPEG-Download
 

105

magne et renforcée non-seulement par les troupes de laligue méridionale, mais encore par celles de Saxe et deHesse qui dans ce cas nauraient pas osé joindre lesPrussiens. Larmée française pouvant être le 32 me jouràMagdebourg, lannée prussienne se trouvait encore ex-posée à être prévenue sur ce rendez-vous. Les troupesde Silésie, devant se remettre sur le pied de guerre,nauraient pu arriver sur la rive de lElbe, aux environsde Torgau, que le 54 me jour et sans leur parc dartillerie.Les troupes des Prusses méridionale, occidentale etorientale, seraient arrivées plus tard en proportion deleur plus grand éloignement. Lon pouvait se flatterdobtenir successivement des secours de la Russie, del'Angleterre et de lAutriche. La tête de larmée russeétablie sur le Niemen aurait pu arriver aux bords delElbe le 76 me jour. Un corps anglais aurait pu débar-quer aux environs de Bremen vers le 54 me jour. LAu-triche ne sétant point encore remise des pertes de ladernière campagne, aurait vraisemblablement attendularrivée des Russes pour se déclarer en faveur desPrussiens.

§. 45.

Il résulte de ce qui vient dêtre exposé, que laPrusse ne pouvait pas se flatter de soutenir jusquà lar-rivée des secours étrangers, ni sur la rive gauche delElbe, ni entre cette rivière et lOder, la guerre défensivecontre larmée française qui, dès le commencement supé-rieure en nombre, avait des renforts considérables à at-tendre de lintérieur de la France. En prenant linitiativelon pouvait pendant quelque temps dérober à Napoléon