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Essai d'un système pour servir de guide dans l'étude des opérations militaires : suivi d'un précis de l'histoire militaire de France depuis le règne de Philippe de Valois jusqu'à la paix de Fontainebleau en 1762 / par C.L. de Phull ; Original français publié pour la première fois par F. de Batz
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quune grande armée, laquelle avait besoin des auspicesde la volonté ferme et éclairée dun guerrier du premiermérite. La position du roi de Prusse après la journéedu 1 4 Octobre était plus critique que na été celle deFrédéric le grand après la bataille de Cunnersdorff. LesRusses qui avaient été attaqués, se félicitèrent davoirmaintenu leur position. Frédéric IL nayant perdu quunepartie de lartillerie attachée à la petite armée, quil avaitmenée des frontières de la Bohême vers lOder, avaitconservé sa boulangerie de campagne et ses magasins,et se trouvait à portée de Berlin et de ses forteresses deSilésie ; le corps du général Fouqué navait rien souf-fert ; larmée sous les ordres du prince Henri se dispo-sait à le dégager par des diversions ; le maréchal Solti-kow navait pas les motifs dactivité, quexigeaient lesplans de Napoléon. Le grand roi cependant avait dés-espéré un moment de ses affaires. Lennemi, dit-il lui-même, navait que le coup de grâce à donner. Auxrevers essuyés près dAuerstedt et Jéna se joignit peude jours après laffaire malheureuse du corps de réserveprès de Halle. Le corps du duc de Weimar coupé dede larmée se vit obligé de se retirer h Lubeck, pour ycapituler.

§. 52 .

Le duc de Brunsvic ayant été grièvement blessé àla bataille dAuerstedt, les débris de larmée furent missous les ordres du prince de Hohenlohe. Fatigué parune infinité dembarras et se croyant coupé, le malheu-reux prince qui toujours sétait distingué dans le com-mandement, au lieu de continuer sa retraite vers Stettin,