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l'Anglais s’avance aux portes de Paris. Le traité deTroyes reconnaît en 1420 Henri V. pour héritier de lacouronne de France et pour régent du royaume durantla vie de Charles VI II est reçu à ces titres dans la ca-pitale. Les Français lui jurent obéissance. Le Langue-doc, le Dauphiné, l’Auvergne, le Bourbonnais, le Berri,le Poitou, l’Orléanais, une partie de l'Anjou et du Mainetenaient encore pour le dauphin qui profitant de l’ab-sence de Henri V., sollicitant des subsides à Londres,remporte à Baugé en Anjoü un avantage sur le duc deClarence. Le siège fut mis devant Chartres. Henri re-venu avec des renforts capables de rétablir l’offensiveen sa faveur, fait lever ce siège et s’empare de Dreuxet de Meaux Le Dauphin est réduit à la défense dela Loire.
Une mort prématurée ayant enlevé Henri V. en 1 422le duc de Bedford est nommé régent de France, et leduc de Glocester régent d’Angleterre pendant la mino-rité de Henri VI., contre lequel Charles VII , successeurde Charles VI., décédé quelque mois plus tard, eut àdisputer le trône de son père. Bedford vainqueur à Ver-neil met le siège devant Orléans. Tout parassail êtreperdu lorsqu’à travers les sombres nuages qui cou-vraient l’horizon de la France, des rayons d’espérancecommencèrent à relever les esprits abattus. L’indigna-tion d’être soumis à un joug étranger avait germé de-puis longtems dans tous les cœurs et se développaenfin en un enthousiasme de vengeance. Les femmesmêmes en furent transportées.
Jeanne d’Arc seconde la valeur du comte de Dunois.L’ennemi est forcé de lever le siège d’Orléans : le roi