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légitime est sacré à Rheims. La noblesse française sedistingue par le plus généreux dévouemeut. La récon-ciliation avec le duc de Bourgogne donne à Charles VII.une supériorité non équivoque sur l’ennemi. Il entre àParis. Les Anglais, chassés partout, ne conservent queCalais et Guine La supériorité de leurs armes ayantcommencé à se manifester en 1336 s’éteignit en 1451.Si les monarques anglais se trouvaient gênés par le par-lement, ceux de France l’étaient beaucoup plus par desvassaux puissans et séditieux.
Louis XI. succéda à Charles VII. en 1461. Alarmésde son penchant au despotisme les grands formèrent uneligue sainte ; les ducs de Bourbon et de Berri, le célèbreDunois, Charles le Téméraire, comte de Charolais, filsde Philippe le Bon, duc de Bourgogne, en étaient lesChefs. Le roi leur livre bataille à Montelheri. La vic-toire ne se décide pour aucun des partis d’une manièreprononcée. L’armée de la ligue commandée par le comtede Charolais s’avance cependant sur Paris et en formele siège. Louis XI. se tire d’une position très embarras-sante par un traité, qu’il était bien intentionné de nepas accomplir. La Normandie est cédée au duc de Berri,frère du roi ; les principaux chefs de la ligue obtiennentdes terres du domaine de la couronne. La Normandieest bientôt enlevée au duc de Berri.
Charles le Téméraire, devenu duc de Bourgogne parla mort de son père, en fait éclater son ressentiment.Craignant son esprit entreprenant, Louis lui propose uneentrevue qui eut lieu à Péronne dans le moment même,où la nouvelle arriva de la révolte des Liégeois suscitéepar des émissaires français. Charles, se doutant bien de