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Le 22 elle passa au camp de Lichtenberg pour joindrel’armée du maréchal Bellefont. Le même jour l’arméede Bournonville campa entre Verviers et Limbourg. Le17 les Hollandais, n’ayant pas encore toute leur artil-lerie, s’étaient approchés des Espagnols et cantonnaiententre Malines et Bruxelles. Le 25 le prince de Condéquitta le camp de Lichtenberg pour ramener l’arméeau camp de Thiméon, où il arriva le 29. Ce campcommode pour les subsistances à cause du voisinagede Charleroi, donnait toute la facilité d’observer les en-nemis près de Bruxelles. Le prince d’Orange, insistantsur la nécessité de commencer les opérations, fait auduc de Bournonville la proposition de reprendre lesforts d’Argenteau et de Navagne et de se rendre maîtrede Liège. Le général autrichien décline la proposition,sous prétexte, de manquer d’artillerie de siège. A dessollicitations renouvelées il répond d’avoir reçu l’ordrede ramener son armée sur la Rœr et d’en remettre lecommandement au comte de Souches. Il est vraisem-blable que cet ordre ait été une suite des difficultésque l’armée éprouvait au pays de Limbourg, pour seprocurer les subsistances. Les Autrichiens s’étant misen marche le 28 Mai, arrivèrent le 2 Juin à Dirischwei-ler. Le départ des Autrichiens fournit au gouverneur deMaastricht une occasion favorable de faire sauter le châ-teau d’Argenteau.
Pour donner de l’inquiétude aux ennemis et les con-tenir de plus près, le prince de Condé se dirigea surMons. L’armée française passa la 8 Juin au camp deHaine-Saint-Pierre et le 11 à Ville sur Haine, où elleséjourna jusqu’au 28 Juin malgré la difficulté des com-