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munications avec Ath et Charleroi, d’où elle tirait sessubsistances. Le 8 Juin un conseil de guerre se tint àRuremonde. Le comte de Waldeck y arriva de la partdu prince d’Orange, et le marquis d’Assentar de celledu comte de Monterey. L'on ne put convenir de rien.Les Hollandais qui payaient à l’armée impériale qua-rante cinq mille écus par mois, voulaient que pour prixdes frais qu’ils faisaient pour la guerre, on les remit enpossession de Mæstricht et de Graves. Les Espagnolsdésiraient de rentrer dans les pays, que la France avaitconquis sur eux. Le comte de Souches se refusait àtoute opération qui l’eût obligé de passer la Meuse,craignant que les succès obtenus par Turenne à l’ouver-ture de la campagne ne puissent le faire marcher ausecours des électeurs du Palatinat et de Trêves. L'ar-mée impériale quittant les bords de la Rœr le 16 Juin,arriva le 22 près de Liège. L’on eut soin de l’appro-visionner en faisant cuire du pain dans la dernière ville,à Huy et à Namur. Sans se déclarer sur un desseinquelconque le comte de Souches remonte la Meuse etprend position le 27 Juin à Ardenne, entre Huy etNamur.
Pendant l’éloignement des Autrichiens, le gouverneurde Mæstricht fait raser le fort de Navagne. Le 28 leprince de Condé passa au camp de Rrugelette, par laproximité d’Ath plus convenable pour les subsistancesque celui de Ville sur Haine, et plus près encore desennemis, qu’il importait d’observer. Les dissensionscontinuaient de régner entre les généraux alliés. On seflatta de les terminer par une entrevue qui eut lieu le2 Juillet à Landen entre le prince d’Orange, le comte