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les coups décisifs. En 1689 le prince de Waldeckbattit près de Walcour le maréchal d’Humières com-mandant l’armée de Flandre. Les alliés n’en tirèrentaucun avantage. Pour rétablir la gloire des armes leduc de Luxembourg fut mis à la tète de l’armée en1690. Monsieur de Beaurain donne dans ses mémoi-res le détail des soins que le ministère a employés pourmettre le général en état d’exécuter le plan de cam-pagne, dont il l’avait chargé.
Les alliés ayant résolu de pousser la guerre avecvigueur, se proposèrent d’avoir sur le Rhin et dans lesPays-Bas des forces très considérables. Sur le Rhin lesarmées impériales projetaient de commencer leurs opé-rations par le siège de Philippsbourg. Après avoir as-suré l’Empire par cette conquête, toutes les forces del’empereur et de l'Empire devaient pénétrer en Alsaceou se porter sur la Moselle, pour y établir le théâtrede la guerre. En Flandre M. de Castanaga, gouverneurdes Pays-Bas catholiques, devait assembler à Gand lestroupes espagnoles et vallones, attaquer les lignes quis’étendaient depuis l’Escaut jusqu’à la Lys, ou celles quicommençaient à la Lys et qui allaient jusqu’au canald’Hondiscote, pénétrer en cas de succès dans les paysquelles couvraient, et agir contre cette partie de lafrontière et du côté de la mer. Les Hannovriens et lesAnglais qui avaient passé l’hiver à Bruges et aux en-virons , étaient destinés à renforcer l’armée de M. de Cas-tanaga. M. le prince de Waldeck devait rassembler lestroupes de Hollande sur le Demer et du côté de Mæs-tricht, s’avancer ensuite sur la Sambre, la passer ou sejeter sur la Meuse et porter la guerre dans le royaume