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Essai d'un système pour servir de guide dans l'étude des opérations militaires : suivi d'un précis de l'histoire militaire de France depuis le règne de Philippe de Valois jusqu'à la paix de Fontainebleau en 1762 / par C.L. de Phull ; Original français publié pour la première fois par F. de Batz
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dans des inomens favorables. 11 devait suspendre lesopérations de lun en faveur dun autre qui avait besoinde renforts. Quune telle conduite est différente du pro-cédé de ceux qui, supposant à lennemi le degré dintel-ligence quils ont eux-mêmes, simaginent pouvoir dé-terminer les opérations des armées du doigt qui sepromenant à son aise sur une carte géographique etnayant besoin ni de munitions ni de subsistances est sûrde ne rencontrer nulle part des difficultés et dexpédierle général de larmée ennemie, quel quil soit, sans pré-ambule !

Lon a été jusquà disputer tout mérite militaire àLouis XIV. Il semble quon a eu tort. Lambition dece monarque, la nécessité de conserver ce quil avaitconquis, lobligeaient à songer mûrement aux moyensde faire face aux attaques, dont il se trouvait menacésans cesse. Il y a réussi en dépit de lEurope entièreet sous ce rapport il est à considérer comme guerrierhabile. Ne confiant pas assez en ses talens pour oserdiriger les manœuvres dune armée sur un champ debataille, il en remit la besogne à des généraux quil crutcapables de la bien remplir. 11 eut le malheur, auquelFrédéric le grand lui-même ne sut pas échapper, de setromper quelquefois dans le choix des individus ; maisil sut réparer par sa fermeté et par son activité lestorts des généraux qui navaient pas répondu à sa con-fiance. On peut lui reprocher davoir élevé Chamil-lard, Villeroi, Tallard et la Feuillade à des dignités tropau-dessus de leur talens. Mais il faut lui rendre lajustice que Colbert, Condé, Turenne, Vauban, CréquiVendôme, Luxembourg et Villars se trouvèrent con-