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stamment à l’abri des intrigues des courtisans, juges in-discrets du mérite.
Catinat, après avoir rendu des services signalés,éprouva peut-être des injustices.
Les généraux des alliés n’avaient aucun projet fixe ;ils étaient tous d’avis différens ; on savait seulementque M. de Waldeck refusait d’aller sur l’Escaut. M. deLuxembourg voulant reconnaître exactement le payset choisir des postes tels que la cour les désirait, crutdevoir se faire joindre par M. de Boufîlers et fit mar-cher son armée le 5 Août à Hons, où M. de Boufîlersarriva le même jour.
M. de Castanaga ayant détaché les Hannovriens kBruxelles, le maréchal d’Humières détacha aussi 10 ba-taillons et 27 escadrons k Mortagne. Le maréchal deLuxembourg les lui renvoya promptement sur un avis,quoique faux, que les Hannovriens suivis d’un détache-ment de l’armée de M. de Waldeck revenaient sur l’Es-caut. Les 27 escadrons commandés par M. de Rivarolesse rendirent k Espières ; les 10 bataillons sous les or-dres de M. de Vaubecourt restèrent k Tournai et nejoignirent M. de Luxembourg que lorsqu’il avait passél’Haine pour entrer dans le pays ennemi. Le détache-ment envoyé k M. de Luxembourg, ayant considérable-ment diminué le corps du maréchal d’Humières, la courordonna k ce général de tirer des places situées depuisl’Escaut jusqu'à la mer six bataillons et six escadrons.Le 8 Août l’armée alliée s’étant avancée k Braine laLeu et k Bois-Seigneur-Isaac, pouvait aisément déroberune marche vers Ath ou vers l’Escaut. Le maréchal deLuxembourg transféra l’armée 'le 10 k Hainsies, où il