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rable de les attaquer, il en profite pour les battre àLéuze.
En 1692 le roi commença les opérations par lesiège de Namur qui se rendit le premier Juillet. Le ma-réchal de Luxembourg commandant l’armée d’observa-tion avait fait échouer toutes les tentatives du princed’Orange de dégager la place. Après la prise de Na-mur qui avait été l’objet de l’offensive, quatre bataillonset quarante-un escadrons passèrent à l’armée du Rhincommandée par le maréchal Lorges. L’armée ennemiedevait être renforcée sous peu par huit mille Hanno-vriens et par les troupes que le prince d’Orange avaitmenées en Angleterre et qui en revenaient. Le maré-chal de Luxembourg chargé uniquement de la conser-vation des places fut attaqué par le prince d’Orangeprès de Steinkerque. Quoique surpris, le général fran-çais remporta une victoire qui donna à l’armée de Flan-dre une telle supériorité, qu’on en put envoyer des ren-forts à l’armée d’Italie commandée par M. de Catinat.
En 1693 les alliés avaient dans les Pays-Bas prisde trop bonnes mesures, pour qu’à l’ouverture de lacampagne l’on eût pu gagner sur eux le temps d’entre-prendre le siège d’une place, quoique Louis XIV. eûtcomme l’année précédente formé deux armées. Cettegrande masse y devenant inutile, on en envoya une par-tie au maréchal de Lorges commandant sur le Rhin,pour qu’il pût pousser plus loin les avantages qu’il ve-nait d’obtenir. Il fut résolu de se borner en Flandre àla guerre défensive. Mais M. de Luxembourg ayant prisle château d’Hui et ayant remporté sur le prince d’O-range la victoire de Neervinde, acquit une supériorité