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Essai d'un système pour servir de guide dans l'étude des opérations militaires : suivi d'un précis de l'histoire militaire de France depuis le règne de Philippe de Valois jusqu'à la paix de Fontainebleau en 1762 / par C.L. de Phull ; Original français publié pour la première fois par F. de Batz
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Eugène et Marlborough agissent de concert comme ilsavaient fait à Hochstet. Ils sont vainqueurs. Le maré-chal Villars blessé avait quitté le champ de bataille avantla fin de laction. La retraite de larmée française versle Quesnoi et Valenciennes fut dirigée avec prudencepar le maréchal de Boufflers. Mons est assiégé et pris.Les ennemis semparent en 1710 de Douai, Bethune,Aire, Saint-Venant. Ils prennent Bouchain en 1711. Lemaréchal de Villars rétabli de sa blessure se borne à setenir derrière les lignes, quon avait construites pourcouvrir Cambrai et Arras. Des négociations sétaiententamées avec la cour dAngleterre. Le parti pacifiqueayant obtenu la majorité au parlement, le maréchal Marl-borough est rappelé du commandement de larmée donnéau duc dOrmond, avec ordre, déviter tout engagementsérieux. Bientôt une suspension darmes est publiée.

Le nouveau général anglais se retire vers Gand.Malgré cette séparation le prince Eugène, conservantsur lannée française une supériorité de vingt mille hom-mes , prend le Quesnoi en 1712, et met le siège devantLandrecy. Villars contenant larmée ennemie de frontse porte sur ses communications. Battu à Denain et àMarchiennes, ayant perdu toutes les munitions de guerreet de bouche amassées pour le cours de la campagne,Eugène est obligé de léver le siège. La supériorité laplus marquée passe du côté du maréchal de Villars.Les Français reprennent Douai, le Quesnoi, Bouchain.Larmée du prince Eugène se retire diminuée de cin-quante bataillons. Le traité dUtrecht conclu en 1713rétablit la paix entre lAngleterre, la Hollande et laFrance. La Flandre cessant dêtre théâtre de guerre,