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Eugène et Marlborough agissent de concert comme ilsavaient fait à Hochstet. Ils sont vainqueurs. Le maré-chal Villars blessé avait quitté le champ de bataille avantla fin de l’action. La retraite de l’armée française versle Quesnoi et Valenciennes fut dirigée avec prudencepar le maréchal de Boufflers. Mons est assiégé et pris.Les ennemis s’emparent en 1710 de Douai, Bethune,Aire, Saint-Venant. Ils prennent Bouchain en 1711. Lemaréchal de Villars rétabli de sa blessure se borne à setenir derrière les lignes, qu’on avait construites pourcouvrir Cambrai et Arras. Des négociations s’étaiententamées avec la cour d’Angleterre. Le parti pacifiqueayant obtenu la majorité au parlement, le maréchal Marl-borough est rappelé du commandement de l’armée donnéau duc d’Ormond, avec ordre, d’éviter tout engagementsérieux. Bientôt une suspension d’armes est publiée.
Le nouveau général anglais se retire vers Gand.Malgré cette séparation le prince Eugène, conservantsur l’année française une supériorité de vingt mille hom-mes , prend le Quesnoi en 1712, et met le siège devantLandrecy. Villars contenant l’armée ennemie de frontse porte sur ses communications. Battu à Denain et àMarchiennes, ayant perdu toutes les munitions de guerreet de bouche amassées pour le cours de la campagne,Eugène est obligé de léver le siège. La supériorité laplus marquée passe du côté du maréchal de Villars.Les Français reprennent Douai, le Quesnoi, Bouchain.L’armée du prince Eugène se retire diminuée de cin-quante bataillons. Le traité d’Utrecht conclu en 1713rétablit la paix entre l’Angleterre, la Hollande et laFrance. La Flandre cessant d’être théâtre de guerre,