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s'étaient réfugiés ; le maréchal de Coigni se posta avecses forces principales sur les bords de la Queich. Leprince de Lorraine passant le Rhin à Schreck avec unearmée supérieure menace l’Alsace et la Lorraine.
Le roi de Prusse, reprenant les armes pour entreren Bohême avec une armée de cent mille hommes, dé-gage la France des dangers, dont elle se trouvait mena-cée. L’armée du prince de Lorraine marche contre lesPrussiens. Louis XV. se met à la tête de l’armée duRhin, assiège et prend Fribourg. En 1745 François I.est couronné empereur à Francfort sur Mein sous laprotection d’une armée autrichienne qui avait obligé leprince de Conti de passer le Rhin à Germersheim.
En Italie le roi de Sardaigne s’était déclaré en fa-veur de l’Autriche. Le roi de Naples paraissait d’abordvouloir conserver la neutralité.
Le roi d’Espagne ayant des prétentions sur le Mila-nès et sur l’héritage des Farnéses avait conçu le pro-jet de former les armes à la main un établissement pourson fils don Philippe. Louis XV. se laissa engager à se-conder les désirs du monarque espagnol.
En 1744, 40,000 hommes, moitié Français, moitiéEspagnols, commandés par le prince de Conti et donPhilippe passent le Var, forcent les passages des Alpes,prennent Château-Dauphin, assiègent Coni, repoussentle roi de Sardaigne voulant dégager cette place, maisn’en sont pas moins obligés de lever le siège à cause dela rigueur de la saison et de l’inondation causé par lafonte des neiges. En 1745 deux armées paraissent surce théâtre de guerre, l'une composée de 80,000 hom-mes, Français, Espagnols et Génois; l’autre forte de