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30,000 hommes, Espagnols et Napolitains. La pre-mière armée était commandée par don Philippe assistédu maréchal de Maillebois ; la seconde était sous lesordres du comte de Gages. L’armée de don Philippedescendit des Alpes par la voie de Gênes. Le roi deSardaigne à la tête de 25,000 Autrichiens et d’autantde Piémontais avait pris une position retranchée entreAlexandrie et Valence. Il est forcé d’abandonner cetteposition et de se retirer à Casai. Les Espagnols et lesFrançais se rendent maîtres du Pô jusqu’à la hauteurde Parme. Le comte de Gages de son côté avait faitreculer les Autrichiens des environs de Rome jusqu’àModène. Débarrassée du roi de Prusse par la paix deDresde, Marie Thérèse renforce en 1746 son arméed’Italie. Une victoire décisive remportée près de Plai-sance fait reculer jusque derrière le Var les Espagnolset les Français, dont Tannée était réduite à 20,000hommes. Les vainqueurs entrent en Provence avec unearmée de 40,000 hommes. Le défaut de vivres et lesefforts du maréchal de Belle-Isle obligent les ennemis dequitter le territoire français. L’on envoie par mer dessecours aux Génois qui avaient chassé les Autrichiensde leur ville. En 1747 les Français font une nouvelletentative de pénétrer en Italie en prenant la route d’Exi-les. Le maréchal de Belle-Isle à la tête de 28 bataillonsfrançais attaque les retrancherneus du col d’Assiette dé-fendus par 21 bataillons piémontais. La fortune ne se-conda pas la valeur.
Les opérations des armées françaises en Allemagneet en Italie, liées à des intérêts étrangers et mises parlà hors de rapport avec le système défensif de l’état,