205
n’eurent que des succès momentanés et illusoires. Iln’en fut pas de même de l’armée de Flandre opérantsur un théâtre de guerre, dont le gouvernement avaitfait une étude classique. En Flandre la guerre com-mença en 1744. Louis XV., dont les opérations étaientcouvertes par une armée d’observation sous les ordresdu maréchal de Saxe, prend Menin, Courtrai, Ypres,la Kenoque et Fûmes. L’armée anglaise rassemblée auxenvirons de Bruxelles se trouva hors d’état de rien en-treprendre, quoique le roi fût obligé de suspendre sesconquêtes pour amener un renfort à l’armée du Rhin,laquelle n’avait pu empêcher les Autrichiens de passerce fleuve et d’envahir l'Alsace. En 1745 l’armée deFlandre fut portée au nombre de cent six bataillons et decent soixante douze escadrons. L’armée ennemie com-mandée par le jeune duc de Cumberland et le jeuneprince de Waldeck, guidés par les conseils du vieuxgénéral Kœnigseck, était composée de vingt bataillonset de vingt-six escadrons anglais, de cinq bataillons etseize escadrons hannovriens, de vingt-six bataillons etquarante escadrons hollandais et de huit escadrons au-trichiens. Le maréchal de Saxe avait mis le siège de-vant Tournai. Les ennemis voulant dégager la placeattaquèrent l’armée française placée à Fontenai. Lemaréchal de Saxe remporta la victoire qui fut suivie dela prise de Tournai, de Gand, d’Oudenarde, d’Ostende,de Nieuport, d’Ath et de Bruxelles.
En 1746 l’armée de Flandre est portée à 120 ba-taillons et 190 escadrons. L’on prend Anvers, Mons,Charleroi, Saint-Guillain, Namur. Le maréchal de Saxetermine la campagne par la victoire de Rocoux. La ba-