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l’armée française se trouva rassemblée près de Munster ;l’armée du duc de Cumberland l’était à Bielefeld. Al’approche des Français le prince anglais se retire der-rière le Weser, pour prendre position près de Hasten-beck. Il y est attaqué le 26 Juillet et forcé de céder lechamp de bataille. Le maréchal d’Estrées, vainqueur,est rapellé et relevé dans le commandement par un fa-vori de la cour, par le duc de Richelieu. Le nouveaumaréchal marchant h son aise sur les traces de sonprédécesseur fait reculer le duc de Cumberland jusqu’àBrémervœrden. La convention de Closterséven est signéele 9 Septembre. Il y a pour le moins soixante-dix mil-les d’Allemagne de Givet à Brémervœrden, en passantpar Cologne, Munster et Minden. La ligne d’opérationde l’armée française n’était bonne que parceque cellede l’armée alliée était très mal choisie. L’histoire n’of-frait au gouvernement français qu’un seul exemple deguerre faite dans le nord de l’Allemagne par le maréchalTurenne, dont les opérations étaient avantageusementbasées sur le Rhin, tandis que celles de ses adversairesl’étaient sur l’Elbe est sur la Bohême. Cette positionétait bien différente de celle, dans laquelle les arméesfrançaises se trouvaient pendant la guerre de sept ans.Dès le commencement, la principale base d’opérationspour l’armée française aurait dû être le Mein ; le Rhinn’était propre qu’à servir de base à un corps de diver-sion destiné à se porter sur le flanc droit et sur lescommunications de l’armée alliée, au cas, qu’elle eût faitreculer l’armée française vers le Mein. Le maréchal deRichelieu, considérant l’armée du duc de Cumberlandcomme une grande garnison qui avait capitulé, laissa